L’appétit vient en … s’engageant. Déjà représentant en Tunisie du Conseil norvégien pour les réfugiés, cet avocat est désormais aussi celui d’Intersos, une organisation humanitaire italienne.

Six mois après avoir pris pied dans l’action humanitaire, comme représentant en Tunisie d’une organisation internationale, Malek Bargui confirme cet engagement en prenant l’étendard de l’antenne tunisienne d’Intersos, une ONG italienne créée en 1992 et membre de l’ECOSOC, le Conseil économique et social faisant partie de la galaxie des Nations unies.

Intersos Tunisie a pour objectifs de soutenir et assister les peuples confrontés à des «crises sociales et collectives et des situations de famines dues à la pauvreté ou catastrophes naturelles», élaborer des programmes de développement social et soutiens des droits fondamentaux et la dignité de l’Homme et œuvrer à instaurer «un climat de solidarité et de fraternité entre les peuples».

Avocat de son état, Malek Bargui, formé en Tunisie (Université El Manar) et en Allemagne (Universität des Saarlandes), porte la robe depuis plus de treize ans. Soit depuis un peu plus longtemps que Sarra Berriri, la consœur avec laquelle il s’est lancé dans cette aventure. Polyglotte (il parle cinq langues), Malek Bargui assure des services juridiques principalement au profit des investisseurs étrangers.

En août 2018, il a entamé son parcours dans le monde de l’humanitaire en décrochant, avec une autre consœur, Yasmine Attia, la représentation en Tunisie du Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR).

Cet organisme œuvre à protéger les droits des personnes vulnérables et des réfugiés pendant les crises humanitaires, et à trouver des solutions et programmes pour éviter les déplacements et migrations dans ces moments.

La Norvège n’est pas le seul pays scandinave à opérer sur ce terrain. Le CNR emboîte le pas, à quatre ans de distance, au Conseil danois des réfugiés qui, après avoir clos en 2013 un premier programme intégré couvrant la Tunisie et la Libye, lancé au lendemain du 14 janvier 2011, a repris son activité en Tunisie en 2014, à travers le déploiement dans ce pays d’une antenne de Danish Demining, son «aile» chargée du déminage.

Malek Bargui a entamé sa première expérience dans l’humanitaire avec une icône du monde des avocats. Il s’agit en l’occurrence de Yasmine Attia. Cette avocate au barreau de Tunis et professeure à la Faculté des sciences juridiques de Tunis a en effet remporté en 2014 le prix du jury du 25ème concours de plaidoiries du Mémorial de Caen, en parlant du jihad sexuel féminin en Syrie, et en 2015 le concours de plaidoiries francophones, organisé à l’auditorium du Conseil national des barreaux à Paris.

M.M.