L’association Intersection pour les droits et les libertés a appelé, mardi, à la révision de certaines dispositions du Code pénal dont “la mauvaise application” pourrait conduire à des atteintes aux droits.
S’exprimant en marge d’une conférence de presse consacrée à la présentation d’un rapport couvrant la période allant de mars 2025 à février 2026, le chercheur assistant de l’association, Idriss Sebaï a précisé que l’association propose une série de recommandations visant à renforcer la reddition des comptes concernant les atteintes relevées, notamment à travers l’activation du rôle des commissions parlementaires dans les régions intérieures.
L’association recommande également la création de nouveaux tribunaux afin de réduire la durée des procédures judiciaires et appelle les magistrats à faire preuve de plus de souplesse, a-t-il ajouté.
Intersection plaide, par ailleurs, pour une révision du modèle de développement en vue de réduire les disparités régionales et de promouvoir une meilleure justice territoriale.
Selon le rapport, les atteintes au droit au travail représentent la principale catégorie de violations recensées. La région du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana) arrive en tête des zones enregistrant le plus grand nombre de cas, suivie par le Nord-Est (Bizerte, Nabeul et Zaghouan), puis les régions du Centre-Est et du Centre-Ouest.
Le nombre total de cas signalés reste limité à quelques dizaines, leur répartition étant liée au niveau de couverture médiatique et aux signalements enregistrés, selon la même source.
Les atteintes liées aux mouvements de protestation des travailleurs et aux revendications pour l’emploi figurent parmi les plus marquantes, tandis que le rapport évoque également des atteintes environnementales relevées dans plusieurs zones, notamment à Kerkennah, Gabès et Kélibia.


