Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a affirmé, mercredi, que l’orientation universitaire n’est plus un simple choix qui se limite aux préférences de l’étudiant ou à sa moyenne au baccalauréat, mais constitue désormais une « décision stratégique » qui détermine son avenir académique et professionnel, ses perspectives d’intégration dans le marché de l’emploi ainsi que sa contribution au développement économique.

S’exprimant à l’ouverture des journées nationales d’information sur l’orientation universitaire, tenues à la Faculté de médecine de Sousse, le ministre a ajouté que cette manifestation vise à fournir aux nouveaux bacheliers les informations nécessaires sur les différentes filières universitaires ainsi que sur leurs débouchés académiques et professionnels.

L’objectif, a-t-il dit, est de leur permettre de prendre des décisions fondées sur une information fiable, loin des données inexactes ou des idées reçues.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du ministère visant à ancrer le principe d’égalité des chances et à garantir l’accès à tous les bacheliers à une information fiable au moment opportun, de manière à les aider à choisir leurs filières universitaires en fonction de leurs aspirations et de leurs capacités.

Belaïd a, par ailleurs, indiqué que le système d’enseignement supérieur connaît, depuis plusieurs années, une dynamique de réforme continue, en phase avec les mutations technologiques et socio-économiques, faisant observer que son département œuvre à développer les offres de formation afin de les adapter aux besoins de l’économie nationale et aux métiers d’avenir.

Il a précisé que ces révisions concernent particulièrement les formations dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’analyse des données, de la cybersécurité, de l’économie verte, des énergies renouvelables et des industries créatives, expliquant que ces secteurs demeurent porteurs et représentent un levier de développement.

Le ministre a, en outre, fait savoir que le département est résolu à soutenir la formation pluridisciplinaire, à développer les soft skills et à promouvoir la culture de l’initiative, de l’entreprenariat et de l’innovation, en vue de permettre à l’étudiant non seulement de rechercher un emploi, mais aussi d’en créer et de générer une valeur ajoutée au profit de la société et de l’économie nationale.

« Nous souhaitons faire de l’université tunisienne une université capable de suivre les évolutions mondiales, d’anticiper l’avenir et d’offrir un environnement propice à l’apprentissage et à la créativité », a-t-il déclaré, affirmant que le savoir est devenu la véritable ressource de la richesse et que l’investissement dans l’humain demeure l’investissement le plus viable.

Pour Belaïd, la réussite du système d’orientation universitaire requiert la conjugaison des efforts des différents intervenants, de la famille à l’institution éducative, en passant par l’administration et les structures spécialisées, jusqu’aux institutions économiques et sociales, considérant que l’orientation est une responsabilité collective visant à aider l’étudiant à découvrir ses capacités et à choisir le parcours qui correspond à ses aptitudes et à ses aspirations.

Il a, enfin, appelé les bacheliers admis à faire preuve de confiance en soi, de curiosité intellectuelle, d’esprit d’initiative et de disposition à l’apprentissage continu, soulignant que la réussite dans le monde actuel ne se mesure plus uniquement au diplôme, mais également à la capacité de développer ses compétences, de s’adapter aux changements, de travailler en équipe et d’innover dans la recherche de solutions.

« La Tunisie mise sur sa jeunesse, considérée comme sa véritable richesse », a-t-il souligné, appelant les jeunes à mettre leurs compétences au service de la société et à consolider les valeurs de citoyenneté, de travail et de production, tout en réalisant leur réussite personnelle.