L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, lors d’une séance plénière tenue, mardi, le projet de loi portant approbation de l’accord de prêt conclu le 16 octobre 2025 entre la République tunisienne et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), pour contribuer au financement du projet de rénovation et de développement des lignes ferroviaires pour le transport du phosphate. Ce projet de loi a recueilli 71 voix pour, 5 contre et 2 abstentions.

En réponse aux interrogations des députés, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le secteur du phosphate, estimant que la baisse des quantités transportés de cette matière vitale a entraîné une dégradation de la situation financière de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), sans omettre la vétusté de l’infrastructure et de l’inéquation de certains composants du réseau avec les spécifications techniques requises. Ce qui a influé négativement sur le matériel roulant et les rails.

Le ministre a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre d’une approche globale de réhabilitation de la filière des phosphates, qui a pour objectif de bien se préparer à la hausse de la production, surtout avec le retour attendu de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) à son rythme maximal, l’entrée en exploitation de nouveaux centres de production comme la mine d’Oum El Khecheb, et la satisfaction de la demande croissante de transport de matières premières et de produits manufacturés, particulièrement avec la mise en service de l’usine Mdhilla 2.

Ce projet de loi vise à rénover et développer une partie importante du réseau ferroviaire réservé au transport du phosphate et de ses dérivés, à renforcer la capacité de transport et à améliorer les performances de l’économie nationale.

Il s’agit également de soutenir le développement régional par la création d’emplois directs et indirects, mais aussi réduire la pression sur le réseau routier.