
Il s’agissait de la première prestation de l’artiste dans cet amphithéâtre romain, devant des gradins restés partiellement occupés. Pour ce concert de deux heures, l’icône panafricaine lauréate de cinq Grammy Awards a offert une leçon de générosité à ses fans.
Entrée en scène sur les morceaux rythmés Kakua et Fall on Me, la chanteuse a immédiatement enveloppé l’enceinte millénaire de sa voix puissante.
Arborant une tenue épurée en broderie traditionnelle béninoise sous des projecteurs émeraude, l’artiste a rapidement partagé l’émotion intime de son vingtième album, HOPE!!, dédié à la mémoire de sa mère disparue. Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse avant le concert, l’artiste a expliqué que cet album était né du besoin de transformer le deuil en espérance.
Le moment est devenu particulièrement vibrant lorsque la diva s’est adressée à la foule avant d’entonner l’un de ses nouveaux morceaux phares, Superwoman. « Toutes les femmes sont des superwomen. Je veux dédier cette chanson à toutes les mamans… », a-t-elle lancé sous les ovations.
Le concert a été marqué par un vibrant hommage à Miriam Makeba, dont le visage est apparu sur écran géant pendant une reprise de Malaika, ainsi que par des projections de masques rituels vodous béninois, rappelant les racines de l’artiste. Cette scénographie moderne rappelle le chemin parcouru par celle qui quitta son pays en 1983 pour Paris, puis New York, portée par ses collaborations planétaires avec des figures majeures de la musique mondiale (Santana, Bono).
Sur les reprises survoltées de Pata Pata et du phénomène mondial Jerusalema, Angélique Kidjo a transformé les premiers rangs en une immense piste de danse avant de saluer une foule conquise, main dans la main avec ses musiciens.


