Le bilan d’énergie primaire a fait apparaître, à fin mai 2026, un déficit de 2,5 Millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) enregistrant ainsi une hausse de 12% par rapport à fin mai 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.

Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 34% à fin mai 2026, contre 39% à fin mai 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 28% à fin mai 2026, contre 30% à fin mai 2025.

Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 1.3 Mtep à fin mai 2026, enregistrant ainsi une baisse de 9% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse est due principalement à la diminution de la production nationale du pétrole brut et du gaz naturel, a expliqué l’observatoire.

Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 75% de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 4% des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 33% à fin mai 2026, par rapport à fin mai 2025, d’après le même rapport.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre fin mai 2026 et fin mai 2025 une hausse de 4%. La demande de gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité, tandis que celle des produits pétroliers a augmenté de 7%. Par ailleurs, la production d’électricité à partir des sources d’énergie renouvelables a progressé de 52 %.

La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement. En effet, la part de la demande des produits pétroliers a affiché une légère hausse, passant de 50 % à 51% entre fin mai 2025 et fin mai 2026. En revanche, la part du gaz naturel a diminué de 49 % à fin mai 2025 à 47 % à fin mai 2026. À l’inverse, la part de l’électricité primaire a augmenté, passant de 1% à 2 % sur la même période.