Le directeur général de l’innovation universitaire au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mounir Ayadi, a annoncé au cours d’une conférence de presse tenue lundi, la clôture du projet tuniso-français “Savoir agir”, basé sur la formation horizontale des compétences afin de renforcer les opportunités d’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur dans le marché de l’emploi.

Ayadi a indiqué que la formation horizontale des compétences dans le domaine des langues étrangères, et des compétences pédagogiques de la première à la troisième année de l’enseignement supérieur, et dans tous les programmes de formation (technologique, scientifique, sciences humaines et lettres..) contribue à réduire l’écart entre les résultats de l’enseignement supérieur et les exigences du marché de l’emploi, relevant l’importance pour les étudiants d’acquérir, en plus de la formation scientifique et académique, les compétences et outils leur permettant d’accéder au marché de l’emploi.

Il a affirmé qu’environ 80 mille étudiants bénéficieront de ce projet au cours de l’année universitaire 2026-2027, qui a été lancé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique depuis plus de deux ans, sous le thème “De l’université au monde de l’emploi” et qui a permis de former plus de 1 360 enseignants dans plusieurs domaines qui, devront former leurs collègues à l’occasion de la prochaine rentrée universitaire.

Il a précisé que ce projet, lancé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie et l’ambassade de France en Tunisie, a été mis en œuvre parallèlement à une campagne de qualification et de requalification des licences et des filières de formation en licence nationale, ajoutant que le conseil des universités a approuvé, récemment l’augmentation à 1191, le nombre de filières et d’offres de formation pour la licence nationale qui entreront en vigueur en septembre 2026.

De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mondher Belaïd, a souligné que ce projet a contribué au renforcement des capacités des enseignants de l’enseignement supérieur appartenant à plusieurs universités tunisiennes dans quatre domaines stratégiques à savoir, les compétences universitaires en vue de fournir aux étudiants les compétences de base nécessaires pour réussir leurs études universitaires, telles que l’organisation du travail, la recherche documentaire, l’esprit critique, l’esprit d’initiative et la résolution de problèmes, ajoutant que 413 enseignants ont bénéficié de cette formation.

Des approches pédagogiques en langue française ont également été consolidées pour renforcer la communication orale et écrite en milieux universitaires et professionnels au profit de 236 enseignants de français.

Un total de 344 enseignants a reçu une formation en anglais pour accéder à la connaissance scientifique, renforcer la mobilité internationale et la recherche scientifique, et s’intégrer dans le marché de l’emploi.

Ce projet s’intéresse également au développement des compétences de vie telles que la communication, le leadership, le travail d’équipe, la créativité, l’intelligence émotionnelle, l’esprit d’initiative et la capacité d’adaptation qui sont devenues des compétences clés pour améliorer l’employabilité. 370 enseignants ont bénéficié de cet axe de formation.

Le nombre total d’enseignants ayant suivi une formation s’élève ainsi à 1 363, à travers l’organisation de 19 sessions de formation comprenant 71 ateliers couvrant les quatre domaines ciblés.

Par ailleurs, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Géguen, a déclaré que le projet “Savoir agir” s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération tuniso-français, visant à renforcer les efforts du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en vue de moderniser les programmes d’enseignement et les parcours de formation au niveau de la licence.

Elle a ajouté que ce projet adopte une approche qualitative, visant à faire de l’université un espace qui ne se limite pas au transfert des connaissances académiques, mais plutôt l’acquisition de compétences et de savoir-faire permettant aux jeunes de s’intégrer dans la vie professionnelle et la société.

Elle a affirmé que la France a alloué, dans le cadre de cette coopération, 2 millions d’euros pour les années 2023-2026, pour moderniser l’enseignement universitaire.