Le projet du Plan de développement 2026-2030, qui vient d’être examiné par les commissions permanentes de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), vise à renforcer la qualité de la formation et à améliorer les compétences des diplômés, et ce, en modernisant le cadre juridique régissant l’enseignement supérieur privé, en révisant les conditions de création de ces établissements et en fixant les normes d’équivalence et de reconnaissance des diplômes. La finalité est de fonder les piliers d’un système d’enseignement de qualité et d’égalité des chances entre les différents établissements.
Il convient de préciser que ce projet sera soumis, prochainement à l’approbation, lors d’une séance plénière, à l’ARP.
Ledit projet vise également à mieux adapter les cursus de l’enseignement universitaire aux besoins du marché du travail, à travers l’intégration des compétences linguistiques, numériques et pratiques, l’élaboration des guides référentiels des professions et des compétences, et la mise à jour des programmes de formation, notamment dans les domaines de la technologie, de l’économie verte et de l’environnement.
Il fixe, ainsi, comme objectif d’augmenter la part des formations accréditées académiquement de 12,9% en 2025, à 25 % d’ici 2030.
Il s’attèle, aussi, à améliorer l’employabilité des diplômés en faisant participer les acteurs économiques dans l’élaboration et l’évaluation des programmes universitaires, et en adoptant des systèmes de certification conformes aux normes internationales. Il prévoit également la mise en place de programmes d’orientation et d’accompagnement professionnels, le renforcement du rôle des observatoires universitaires pour suivre l’insertion professionnelle des diplômés et la collecte des données nécessaires à l’amélioration des politiques universitaires.
Le plan envisage, aussi, d’ancrer la culture de l’initiative privée et de l’entrepreneuriat au sein des universités en appuyant le programme « Étudiant Entrepreneur », en développant le système d’incubation universitaire, en encourageant l’innovation…
Il stipule, en outre, l’organisation de formations continues au sein des universités et la création de l’Agence tunisienne pour les étudiants internationaux afin d’attirer les étudiants étrangers, ce qui est en mesure de développer les ressources propres des établissements universitaires.
Il prévoit, par ailleurs, le renforcement des infrastructures et des services offerts aux étudiants, le développement des activités culturelles et sportives, la création d’une plateforme numérique de soutien psychologique à distance…
A noter qu’on recense, actuellement, 295 établissements d’enseignement supérieur, contre 276 en 2021, dont 28,8% sont des établissements privés. Le nombre d’étudiants a également progressé, passant de 270 000 étudiants durant l’année universitaire 2020-2021 à 324 000, au cours de l’année universitaire 2024-2025 ; les étudiants des facultés privées représentant 15,8% de cet effectif.
Quant au nombre de diplômés, il est passé de 61 000 en 2021 à 71 000 en 2024. Les diplômés de l’enseignement privé représentent environ 17% du total.


