
« Nous cherchons des partenariats qui mêlent patrimoine, formation, impact social et validation technique », explique Asma Ferchichi. Avec les universités et écoles d’architecture, Riyasol ambitionne de devenir un outil pédagogique pour intégrer énergie et carbone dès la formation et concevoir des bâtiments adaptés aux climats locaux. Les organismes d’efficacité énergétique, tels que l’ANME, sont également ciblés pour valider les calculs et aligner les recommandations sur les normes nationales.
Mais c’est surtout dans les zones rurales que la vision de Riyasol prend toute sa force. En collaborant avec des ONG, la startup veut démontrer l’usage de ressources locales et l’adaptation de l’architecture vernaculaire par l’intelligence artificielle. Les entreprises privées, promoteurs et bureaux d’étude sont aussi appelés à tester la plateforme sur des projets réels et à promouvoir les matériaux biosourcés.
Riyasol met l’IA au service des ressources locales en intégrant matériaux vernaculaires, techniques traditionnelles et filières régionales. L’objectif est clair : orienter les architectes vers des solutions locales plutôt qu’importées, renforcer l’économie régionale, préserver les savoir-faire et réduire la dépendance aux chaînes globales. Cette approche permet non seulement d’optimiser l’efficacité énergétique, mais aussi de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la santé et le confort des occupants.
Riyasol prouve que l’innovation ne doit pas être déconnectée des réalités locales. En donnant aux communautés les moyens de bâtir avec leurs propres ressources, la startup contribue à une véritable autonomisation. Les autorités publiques, les institutions académiques et les acteurs privés ont ici une responsabilité : soutenir et intégrer cette vision pour que chaque village, chaque quartier et chaque région devienne acteur de son propre développement durable.
A.B.A


