
Une vision qui interpelle directement les autorités publiques et les institutions culturelles, invitées à rejoindre ce mouvement pour bâtir autrement.
« Nous souhaitons collaborer avec plusieurs types d’acteurs, car pour nous, la durabilité ne se limite pas à l’efficacité énergétique : elle doit aussi intégrer le patrimoine, la formation et l’impact social », affirme Asma Ferchichi. Cette conviction se traduit par une stratégie ouverte, où les ONG actives dans les zones rurales, les directions régionales des affaires culturelles, les centres de patrimoine et même l’UNESCO sont appelés à jouer un rôle. L’idée est de conjuguer innovation technologique et valorisation culturelle, à travers des expositions, des formations et des projets de réhabilitation durable.
Riyasol ne se limite pas au territoire tunisien. La startup s’appuie sur une connaissance fine des réglementations locales, comme la RTBN, pour s’imposer sur son marché de référence. Mais son horizon est plus vaste : le Maroc et l’Algérie en Afrique du Nord, l’Arabie Saoudite dans le cadre de sa Vision 2030, ainsi que des pays en pleine urbanisation comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Partout, l’urbanisation rapide et la digitalisation du secteur de la construction créent des opportunités pour ses outils basés sur l’IA et le BIM.
Riyasol incarne une nouvelle manière de penser l’architecture : durable, patrimoniale et inclusive. Mais pour que cette vision devienne réalité, elle doit être portée par un écosystème solide. Les autorités publiques, les institutions culturelles et les acteurs de la société civile ont ici une responsabilité majeure : s’intégrer dans cette dynamique et faire de l’architecture durable un projet national et régional. Asma Ferchichi a ouvert la voie, il appartient désormais aux décideurs de la suivre pour que chaque bâtiment devienne une pierre posée dans l’édifice d’un avenir responsable.


