Face à un système de communication institutionnelle jugé “structurellement défaillant”, le Think tank tunisien “Resilient Futures” appelle à une refonte profonde des méthodes d’alerte en Tunisie pour protéger les populations contre les chaleurs extrêmes. Dans sa note analytique publiée en juin 2026, le groupe d’experts préconise entre autres “l’activation systématique des radios locales en arabe dialectal” pour atteindre les citoyens les plus vulnérables”.
Cette recommandation s’inscrit dans un contexte d’urgence : les cinq années les plus chaudes enregistrées en Tunisie depuis 1950 sont toutes postérieures à 2021. Pourtant, l’étude révèle qu’un Tunisien sur trois seulement déclare avoir reçu une communication officielle sur les risques climatiques.
L’analyse dénonce une “monoculture numérique” centrée sur Facebook qui exclut de fait les personnes âgées isolées et les populations rurales. Pour les experts, le passage à l’arabe dialectal sur les ondes FM dès le niveau de “vigilance jaune” est le média de proximité le plus efficace pour offrir une communication non axée sur le numérique et à la portée des populations vulnérables ( travailleurs à l’extérieur, ouvrières agricoles, personnes âgées)..


