Le président de la commission de règlement de l’administration, de la numérisation, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Sami Erraies, a mis en avant, mercredi, la détermination de l’institution législative à suivre les transformations numériques et les technologiques accélérées, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle et sa mise à profit pour améliorer le rendement parlementaire et la qualité du travail législatif et de contrôle.
Lors de sa participation avec le rapporteur de la commission Imededine Sediri, à une conférence virtuelle sur « Le contrôle parlementaire dans le domaine de l’intelligence artificielle : premières expériences et enseignements tirés », Erraies a indiqué que s’engager dans cette dynamique est de nature à renforcer la position de la Tunisie en tant que pôle technologique prometteur, grâce au renforcement de l’économie numérique et au développement des services intelligents.
Cette conférence est organisée par l’Union parlementaire internationale dont le siège est à Genève, en Suisse.
Il a souligné la volonté du Parlement d’inclure les domaines liés aux arts numériques et à l’intelligence artificielle parmi les professions artistiques dans la loi relative aux artistes et aux professions artistiques.
Cette loi a été récemment adoptée, “ce qui témoigne de l’adaptation de la législation nationale aux mutations technologiques et aux nouvelles formes de création et de production artistiques”, a-t-il dit.
De son côté, Sediri a indiqué dans son intervention que l’ARP a récemment mis en place une nouvelle structure administrative baptisée « Unité de prospective et d’intelligence artificielle », dans le cadre de son adaptation aux transformations numériques et du développement des mécanismes de travail parlementaire.
Les deux députés ont soulevé nombre de questions qui portent principalement sur l’importance de l’élaboration d’un code de conduite pour encadrer les usages de l’intelligence artificielle et les moyens de mettre à profit les technologies d’intelligence artificielle pour la collecte et l’analyse de données, de manière à soutenir l’action de contrôle du Parlement, en particulier en ce qui concerne l’examen et le suivi des budgets des ministères.
Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une série de séminaires virtuels organisés par l’Union parlementaire internationale dans le cadre de l’initiative « Action parlementaire » sur l’intelligence artificielle.
Cette série vise à aider les participants à identifier les mesures concrètes susceptibles de renforcer le contrôle parlementaire dans le domaine de l’intelligence artificielle au sein des institutions parlementaires, en s’appuyant sur des expertises et des essais comparatifs.


