Une quinzaine de conventions de partenariat couvrant plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, l’eau, les télécommunications et l’ingénierie, ont été signées mercredi, entre le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (TABC) et diverses chambres de commerce ainsi que des organisations patronales africaines.

Ces conventions ont été conclues lors d’une cérémonie organisée en marge de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale sur le financement de l’investissement et du commerce en Afrique (FITA 2026), qui se tient du 28 au 29 avril à Tunis, à l’initiative du TABC.

Trois projets majeurs avec la RDC

Les trois accords les plus importants ont été conclus avec la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’un projet majeur d’extension urbaine de la ville de Kinshasa, connu sous le nom de « Kiamona » (ou Kinshasa Kia Mona), s’étendant sur une superficie d’environ 43 000 hectares.

Ces accords ont été signés par le président du TABC, Anis Jaziri, et le coordonnateur principal du Comité stratégique du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPEVK), Thierry Katembwe Mbala.

Le premier accord porte sur la création d’un technoparc à Kiamona, qui sera développé grâce à l’expertise tunisienne.

Dans une déclaration aux médias, Anis Jaziri a indiqué que « ce mégaprojet » sera réalisé par le consortium tunisien pour le développement africain (TUCAD), une structure composée de 12 entreprises tunisiennes opérant dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, l’eau, les télécommunications, l’assainissement et l’ingénierie, en partenariat avec les technoparks tunisiens, dont celui de Sfax.

Selon lui, ce consortium sera chargé de mobiliser le financement pour ce projet, estimé à environ 100 millions d’euros.

Le deuxième projet concerne « Novation City Kinshasa », développé en partenariat avec Novation City Sousse, un modèle reconnu dans le domaine des technoparks, notamment dans l’industrie, la robotique et les nouvelles technologies.

Le troisième projet porte sur la création d’un complexe industriel dans le secteur textile.

D’après Jaziri, ce projet comprendra notamment une unité de production pilote ainsi qu’un centre de formation, ajoutant que la Tunisie dispose d’une expertise avancée dans ce domaine, qu’elle cherche aujourd’hui à exporter.

Des accords pour créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes

En plus de ces projets structurants, d’autres accords ont été signés avec plusieurs chambres de commerce africaines et organisations patronales, notamment de Madagascar, afin de renforcer le réseautage et de créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes.

L’objectif principal est de développer les exportations tunisiennes vers l’Afrique, d’encourager les investissements des entreprises tunisiennes sur le continent et de favoriser leur implantation sur les marchés africains, a souligné le président du TABC.

Il a également précisé qu’un partenariat a été conclu avec « Carousel Finance », une société de financement internationale basée à Londres, afin de soutenir les projets tunisiens en Afrique.

Placée cette année sous le thème « Chaînes de valeur africaines : Développer des leviers stratégiques pour la transformation du continent », la 9ᵉ édition de FITA met l’accent sur les mécanismes de financement nécessaires à la structuration d’industries locales solides et compétitives.

Les discussions portent notamment sur le développement de chaînes de valeur intégrées, la transformation industrielle et le renforcement de la souveraineté économique des pays africains.

Le programme comprend des interventions de haut niveau réunissant des représentants du gouvernement tunisien, des institutions financières, des organisations internationales ainsi que des acteurs du secteur privé.

L’accent est particulièrement mis sur l’industrialisation, considérée comme un levier essentiel de croissance, et sur l’intégration économique régionale.

Cette édition se distingue également par la mise à l’honneur de la Guinée en tant qu’invité d’honneur africain, tandis que le Canada est l’invité d’honneur international. Ce choix reflète la volonté des organisateurs de renforcer les partenariats Sud-Sud, tout en consolidant les liens avec des partenaires internationaux stratégiques.