La Confédération des Entreprises Citoyennes Tunisiennes (CONECT) a plaidé pour une libéralisation progressive de la réglementation des changes, la considérant comme une condition essentielle à l’amélioration du climat des affaires en Tunisie.
Réuni samedi à Sousse sous la présidence de son président, Aslan Berjeb, le Conseil d’administration de la CONECT a estimé que le code des changes, dans sa version actuelle, constitue le principal frein à l’attraction des investissements et au renforcement de la compétitivité de la destination économique tunisienne.
Revenant sur la crise du détroit d’Hormuz et ses répercussions sur l’économie nationale, la confédération a souligné, dans un communiqué, que les tensions persistantes dans cette zone stratégique, par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial ainsi qu’une part importante du gaz naturel liquéfié , exposent la Tunisie à un choc énergétique d’envergure.
Selon le Conseil, l’impact direct de cette crise sur les PME se traduit notamment par une hausse brutale des coûts de l’énergie et des carburants, affectant leur compétitivité et leur pérennité.
À cela s’ajoutent une inflation importée qui érode le pouvoir d’achat et la demande intérieure, ainsi que des perturbations des chaînes logistiques accompagnées d’une augmentation des coûts de transport et des matières premières.
Le Conseil a également relevé une dégradation de la trésorerie et de la situation financière des entreprises, dans un contexte marqué par la fragilité du financement bancaire, ainsi qu’une pression accrue sur le budget de l’État via le mécanisme de compensation, ce qui se traduit par une contraction des crédits destinés au secteur privé.
Par ailleurs, le Conseil d’administration a appelé à renforcer la coopération et la coordination entre les différentes structures, tout en intensifiant les programmes de formation et de mise à niveau au profit des PME, notamment dans les domaines de la transformation digitale et de la transition écologique.
Tout en exprimant sa confiance dans la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux chocs simultanés, à condition d’adopter une approche participative dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques économiques, l’organisation a réaffirmé son engagement à poursuivre son rôle de force de proposition ” indépendante” et “constructive”, au service des entreprises tunisiennes et de l’économie nationale.


