Avec la guerre en Ukraine qui risque de s’enliser et ses conséquences sur les prix et l’approvisionnement en énergie et en produits alimentaires, les pays importateurs commencent à s’inquiéter sérieusement sur les conséquences de ce conflit sur leur sécurité énergétique et alimentaire.

Les prix du blé dépassent actuellement les 400 $ la tonne, et tout indique que ça va se poursuivre pour atteindre des sommets jamais atteints auparavant. On rappelle d’ailleurs que pendant la crise de 2008, des prix de marché de 450 $ la tonne avaient provoqué dans plusieurs pays des émeutes de la faim.

Les exportations de céréales de l’Ukraine et de la Russie représentent plus de 30% des échanges de ces produits alimentaires dans le monde.

La Tunisie a importé, en 2021, 1,137 million de tonnes de blé tendre, sachant que le pays importe 90% de ses besoins à un prix moyen de 307,57 $ la tonne.

En 2021, le total des importations tunisiennes en céréales ont atteint 2,6 millions de tonnes:

  • Blé tendre 1,137 million de tonne à un prix moyen de 307,57 $/tonne
  • Blé dur 489 878 tonnes à un prix moyen de 435,71 $/tonne
  • Orge 1,005 million de tonnes à un prix moyen de 284,65 $/tonne.

La récolte des céréales pour la saison actuelle (2022) devrait atteindre 8,5 millions de quintaux (850 000 tonnes), en augmentation de 10 à 13% par rapport à la récolte de 2021.

Le record remonte à la récolte de la saison 2018-2019 qui avait atteint 24 millions de quintaux (2,4 millions de tonnes).

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