Birmanie : entrée en vigueur de la loi sur la Banque centrale

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ée de banque compte des billets, le 10 janvier 2012 à Rangoun (Photo : Soe Than Win)

[12/07/2013 06:43:31] Rangoun (AFP) Une nouvelle loi qui octroie plus d’indépendance à la Banque centrale est entrée en vigueur en Birmanie, a indiqué le bureau présidentiel vendredi, alors que le pays est engagé dans une série de réformes économiques destinées à attirer les investisseurs étrangers.

Les détails du texte n’ont pour l’instant pas été rendus publics.

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ésident birman Thein Sein, le 20 mai 2013 lors de sa visite à Washington (Photo : Nicholas Kamm)

“La chose importante est que la Banque centrale sera un organisme indépendant et ne se sera plus dépendante du ministère des Finances”, avait déclaré à l’AFP il y a quelques jours un responsable de la Banque, précisant que le président Thein Sein nommerait le gouverneur et trois gouverneurs adjoints, avec l’approbation du Parlement.

Un porte-parole du bureau du président a précisé que Thein Sein avait signé jeudi la loi adoptée par le parlement lundi, sans donner d’autres détails.

Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le nouveau gouvernement a emmené la Birmanie dans un tourbillon de réformes politiques et économiques, sortant le pays de l’isolement après un demi-siècle de dictature.

En avril 2012, les taux de change ont notamment été unifiés. La Birmanie fonctionnait jusqu’à cette date avec une monnaie singulière, soumise à des taux officiel, semi-officiel et non-officiels qui variaient les uns par rapport aux autres dans une proportion de un à plus de cent contre le dollar.

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à Rangoun (Photo : Soe Than Win)

Une politique monétaire indépendante est considérée comme un pilier d’une économie de marché moderne, mais il n’est pas clair à ce stade de quel degré d’indépendance bénéficiera la Banque centrale birmane.

Son principal rôle jusqu’à présent, selon les experts, était d’imprimer des billets pour financer le déficit budgétaire. Et contrairement à des Banques centrales indépendantes, elle n’utilise pas la réduction ou l’augmentation des taux d’intérêt pour agir sur l’économie.