
Le ministère de l’Enseignement supérieur lance une refonte stratégique de l’offre académique tunisienne. Avec 1 205 parcours de formation révisés ou créés, l’objectif est clair : briser le paradoxe entre la diplomation massive et le taux de chômage des cadres. Une mutation nécessaire vers l’économie du savoir.
Une réponse pragmatique au décalage du marché
L’annonce faite ce lundi 15 juin 2026 par Monir Ayadi, directeur général du Renouveau universitaire, marque un tournant dans la planification académique. Le futur guide d’orientation n’est plus une simple nomenclature de filières, mais un outil de régulation économique. Face à un chômage structurel des diplômés, le ministère impose une mise à jour drastique des contenus pédagogiques. Cette approche vise à aligner l’offre de compétences sur les besoins réels des entreprises.
Priorité aux secteurs à forte valeur ajoutée
La réforme cible prioritairement les filières saturées ou en mutation rapide. Les sciences économiques et la gestion, saturées par la demande, feront l’objet d’une spécialisation accrue. Le pivot vers les technologies de pointe est également amorcé : l’informatique, les technologies émergentes, ainsi que le génie électrique, mécanique et civil sont au cœur de cette restructuration. L’ambition affichée est d’intégrer nativement le numérique et l’intelligence artificielle dans chaque écosystème d’apprentissage.
Vers une harmonisation public-privé
Cette transformation ne se limite pas aux bastions publics. Elle concerne l’ensemble du paysage universitaire national. En synchronisant les parcours des établissements publics et privés, le ministère cherche à garantir une équité de compétences sur le marché du travail. Le chantier ne s’arrête pas à la licence : une réforme globale des cycles de master et de recherche, couplée à une refonte de la formation en ingénierie, est déjà actée pour les prochaines étapes.
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EN BREF
- Volumétrie : 1 205 parcours de formation renouvelés ou créés.
- Levier stratégique : Adaptation directe aux besoins du marché du travail pour réduire le chômage des diplômés.
- Focus secteurs : Priorité aux sciences économiques, gestion, ingénierie et technologies numériques/IA.
- Portée : Application étendue à l’ensemble du territoire, incluant les secteurs public et privé.
- Vision future : Lancement prochain d’une réhabilitation des masters et de la recherche scientifique.


