Crise aux Etats-Unis : le plan Paulson continue de prendre forme, annonces mardi

[14/10/2008 19:43:22] WASHINGTON, 14 oct 2008 (AFP)

photo_1223986280181-1-1.jpg
ésident de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, à Washington le 11 octobre 2008. (Photo : Nicholas Kamm)

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a estimé mardi que les nouvelles mesures qui doivent être annoncées par le Trésor permettront un retour à la normalité des marchés.

Le ministre du Trésor américain, Henry Paulson, devait annoncer à 12H30 GMT à Washington une “série de mesures complètes destinées à renforcer la confiance” dans le système financier du pays et à permettre un fonctionnement normal du crédit. Selon des informations de presse, ces mesures inclueraient des prises de participation dans le capital de dizaines de banques pour un total de 250 milliards de dollars, à prélever sur l’enveloppe de 700 milliards de dollars du plan Paulson de sauvetage des banques.

“Ces mesures vont nous permettre de restaurer un fonctionnement plus normal des marchés et d’encourager les capitaux privés à soutenir cette stimulation des marchés financiers”, a écrit Ben Bernanke, dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal.

“Je crois fermement qu’avec les mesures que les autorités vont annoncer aujourd’hui (mardi), nous serons capables de faire face aux défis”, auxquels nous sommes actuellement confrontés sur les marchés financiers et sur le plan économique en général, assure-t-il, ajoutant que cela permettra “un rétablissement” des places financières et des économies.

“Notre stratégie va continuer à évoluer et à être affinée et nous nous adapterons aux nouvelles attaques et aux inévitables revers, mais nous n’abandonnerons pas avant d’avoir atteint notre but d’une réforme du système financier et de restaurer la prospérité de notre économie”, a poursuivi M. Bernanke dans sa tribune.

photo_1223959975403-1-1.jpg
à Fairfax (Virginie) (Photo : Karen Bleier)

Le président de la Fed a précisé, sans plus de détails, que les mesures décidées aux Etats-Unis allaient être “en accord avec les principes établis par le G7”.

Le week-end dernier, les pays du groupe des sept grands pays industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) ont décidé d’un plan d’action, prévoyant que les Etats membres débloquent le crédit et les marchés monétaires et empêchent toute faillite de banque importante.

Dans la foulée, les pays membres de la zone euro ont annoncé leur propre plan, qui comprend une garantie des prêts interbancaires — une mesure pour laquelle les Etats-Unis pourrait opter à leur tour — et un recours possible à la recapitalisation des banques.

Ben Bernanke a jugé “réconfortant” le fait de voir une réponse mondiale à cette crise.

“L’histoire nous apprend que les interventions des gouvernements dans les périodes de graves crises financières arrivent souvent trop tard, généralement au moment où la plupart des institutions financières sont insolvables ou proches de l’être”, a noté le président de la Fed.

“Dans ces conditions, les conséquences et les coûts de l’inertie et de l’inaction peuvent être dévastatrices”, a estimé le président de la Fed, ancien professeur à la prestigieuse université de Princeton (est des Etats-Unis).

“Heureusement ce n’est pas la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui”, a affirmé Ben Bernanke.

“Je ne dis pas que ce qui nous attend va être facile, mais les instruments sont en place pour y répondre avec efficacité et avec force”, a-t-il conclu.