“Le Conseil bancaire et financier (CBF) et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA) sont entièrement responsables du climat de tension qui prévaut dans le secteur ainsi que des menaces, du harcèlement et des pressions exercés sur les employés”, a souligné le Conseil sectoriel des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de sa réunion tenue mercredi au siège de la Centrale syndicale à Tunis, le Conseil sectoriel des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance a vivement dénoncé la poursuite de “la politique d’intransigeance et de reniement des engagements adoptées par le Conseil bancaire et financier et la FTUSA.
Réunis sous la présidence du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé, Taïeb Bahri, les membres du Conseil se sont déclarés surpris par le silence des autorités concernées et l’absence d’intervention pour faire respecter la loi et appliquer les accords conclus.
Ils ont notamment insisté sur l’application de l’article 412 du Code de commerce et sur l’attribution aux employés des banques de l’augmentation salariale au titre de 2025, conformément à la convention collective sectorielle.
Par ailleurs, le Conseil sectoriel a réaffirmé son ouverture à un dialogue sérieux et constructif, réitérant son attachement à ses revendications professionnelles et son refus de renoncer aux acquis du secteur.
Il a également annoncé la poursuite d’un mouvement de protestation unifié et responsable jusqu’à l’application intégrale des accords et la satisfaction de l’ensemble des revendications.
En outre, le Conseil a mandaté le bureau exécutif de la Fédération générale pour fixer la date et la durée de la prochaine grève générale sectorielle.
Il a également prévu le port du brassard rouge, l’organisation de rassemblements devant le ministère des Finances, la Banque centrale et les établissements du secteur, ainsi que le recours à toutes les procédures légales nécessaires pour défendre les droits des travailleurs.
Une grève générale de trois jours avait été observée du 23 au 25 juin dernier dans le secteur des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance suite à l’appel de la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance relevant de l’UGTT.
Ce mouvement faisait suite à l’échec des négociations sociales avec le Conseil bancaire et financier et la FTUSA concernant l’augmentation des salaires au titre de 2025 outre le refus de la partie patronale de reprendre le dialogue social et la non application de plusieurs accords.
De son côté, le Conseil bancaire et financier a affirmé que les banques avaient appliqué le décret n° 68 de 2026 relatif aux augmentations salariales.
Il a estimé que la grève était injustifiée et a annoncé que les journées non travaillées seraient déduites des salaires des employés grévistes, conformément à la législation en vigueur.


