La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a annoncé, hier mercredi, l’adoption imminente du tout premier Guide national des procédures de lutte contre la rage animale.

D’après la DGSV, ce référentiel unique, au centre d’une session nationale de formation ouverte le 1er juillet 2026, vise à unifier l’ensemble des interventions sanitaires, techniques et administratives pour l’éradication de cette maladie sur tout le territoire national.

“Élaboré selon les normes scientifiques internationales les plus récentes”, selon la DGSV, ce guide constitue désormais la référence officielle pour les services vétérinaires centraux et régionaux. Il a pour mission principale d’harmoniser les méthodologies d’intervention sur le terrain, garantissant ainsi une réponse coordonnée et efficace face aux cas suspects et aux foyers de contamination.

Mise en œuvre dans le cadre du projet dans le cadre du projet Pandemic Fund “Soutenir la Tunisie dans la mise en œuvre de la prévention, de la préparation et de la réponse aux pandémies”, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’approche “Une seule santé (One Health)” de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui reconnaît le lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale.

La session de formation organisée avec l’appui de la FAO, réunit des vétérinaires de l’administration centrale, des commissariats régionaux de développement agricole ainsi que du Centre national de veille zoosanitaire en Tunisie.

Le programme de formation s’articule autour de plusieurs axes clés à savoir la révision des protocoles épidémiologiques et physiopathologiques, l’application du cadre législatif et réglementaire en vigueur et la gestion administrative et sanitaire des alertes. Des exercices de simulation et des travaux pratiques sont également prévus pour tester la réactivité des services sur le terrain.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, la rage demeure une préoccupation majeure de santé publique en Tunisie. Face à une recrudescence des cas en 2024 (466 cas), ayant entraîné 10 décès humains, les autorités nationales ont renforcé et intensifié les activités de lutte contre la rage en 2024 et 2025. Ces actions ont conduit à une réduction significative de la mortalité, celle-ci étant passée à deux décès en 2025. Les chiens restent la principale espèce touchée avec 67 % des cas, suivis par les ruminants (16 %), les chats (9 %) et les équidés (7 %).