Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé l’instauration d’un repos biologique de trois mois pour la pêche au chalut au sud de la ligne parallèle passant par Ras Kaboudia (Rass Kaboudia) (Zone n°3), allant du 1er juillet au 30 septembre 2026, en vertu d’un arrêté ministériel daté du 19 juin 2026.

Cette décision fait suite à l’examen des recommandations de la Commission consultative pour l’organisation de l’exercice de la pêche, réunie le 8 juin 2026, et s’appuie sur la législation régissant le secteur ainsi que le régime du repos biologique.

L’objectif principal de cet arrêt temporaire est de permettre la régénération naturelle des stocks halieutiques durant les phases sensibles de leur cycle de vie, notamment lors des périodes de reproduction et de croissance. À terme, ce mécanisme vise à garantir la durabilité des ressources marines, à préserver les équilibres écologiques des écosystèmes marins, à lutter contre la surpêche et à assurer une exploitation rationnelle de ces ressources.

Le repos biologique est l’un des mécanismes de gestion durable des pêcheries appliqués en Tunisie depuis plusieurs années. Chaque année, des arrêts temporaires sont décrétés pour certaines activités de pêche commerciale, en particulier le chalutage, considéré comme l’un des modes d’exploitation les plus intensifs des ressources halieutiques démersales.

Selon les services compétents, ce dispositif a permis d’améliorer les capacités de régénération de plusieurs espèces marines à forte valeur économique, à l’instar des mollusques (fruits de mer), des crustacés et de certains poissons démersaux, tout en réduisant la pression sur les écosystèmes marins.

Cette politique s’inscrit dans le cadre des engagements nationaux et internationaux de la Tunisie en matière de gouvernance des pêches et de protection de la biodiversité. Le secteur de la pêche et de l’aquaculture reste stratégique pour le pays : il génère des milliers d’emplois directs et indirects et soutient activement l’économie nationale ainsi que la sécurité alimentaire.