
Une reconnaissance régionale
Le rapport classe la Tunisie aux côtés de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, de Maurice et des Seychelles parmi les pays affichant des résultats positifs dans trois secteurs :
Les scores d’efficience des investissements publics estimés entre 80 et 90 %, démontrant une forte capacité à traduire les investissements publics en résultats concrets en matière d’infrastructures.
-Les réserves de change couvrent 106 jours d’importations, ce qui constitue un coussin appréciable, et ce, à la faveur des transferts des tunisiens résidents à l’étrangr (RTE).La diaspora tunisienne, forte de 720 000 personnes dont 98,6 % résident dans des pays à revenu élevé, génère des transferts annuels moyens de 4 554 dollars par membre, ce qui place la Tunisie dans la catégorie « Performances élevées avec marge d’amélioration ».
-Le pays mise également sur les énergies solaires et éoliennes pour réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, aux côtés de l’Algérie, de l’Égypte et du Maroc.
Les auteurs du rapport pensent que la Tunisie peut encore performer pour peu qu’elle investisse dans l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La Bad recommande également, la réduction du coût de l’intermédiation, l’affectation des financements bancaires au seul secteur privé et le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national, la modernisation de la gestion de la dette, le renforcement de renforcer la supervision financière, le développement de développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.
Les agrégats de l’économie tunisienne
Pour ceux qui sont férus des détails qui illustrent cette reprise modérée, d’après le rapport, l’économie tunisienne s’est légèrement redressée en 2025, avec une croissance du PIB (produit intérieur brut) réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024 (BAD, 2026,).
Toujours au rayon de cette reprise modérée, le rapport met l’accent sur le front des prix. l’inflation a reculé de 7,0 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement son taux directeur à 7 % début 2026.
La même tendance est observée au niveau du déficit budgétaire. Ce dernier s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques. Quant au déficit courant, il s’est creusé à 2,5 % du PIB sous l’effet d’un rebond des importations. Autre indicateur et non des moindres la dette publique. Elle s’est stabilisée à 82,1 % du PIB.
Cette accélération a été portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, le ba^timent et le tourisme. Du côté de la demande, la consommation privée et les exportations ont soutenu l’activité.
Des fragilités structurelles demeurent
Au rayon des fragilités, qui ont lesté ce léger redressement le document évoque la faiblesse de l’investissement et en cite les raisons : contraintes de financement et environnement d’affaires peu attractif.
Parmi ces fragilités, le rapport cite les fragilités bancaires et budgétaires persistantes avec un taux de prêts non performants élevé de 14,7 %, accompagné d’une quasi-stagnation du crédit aux particuliers.
La forte dépendance du Trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT. Cette pratique accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques, et la dépendance au financement intérieur continue d’évincer le secteur privé.
Au plan social, le rapport s’attarde sur deux indicateurs :
Le premier concerne le chômage. Ce dernier est tombé à 15,2 % au quatrième trimestre 2025, mais demeure très élevé chez les jeunes (38,4 %), les femmes (22,4 %) et les diplômés de l’enseignement supérieur (24,9 %), ce qui reflète une inclusion limitée (BAD, 2026, p.254).
Le second a trait à la pauvreté. D’après le document environ 18 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec d’importantes disparités régionales. Néanmoins, le rapport reconnaît au gouvernement quelques initiatives dont le renforcement de la protection sociale par l’extension du programme AMEN et la stabilisation des prix des produits de base.
Pour ceux qui sont férus des détails qui illustrent cette reprise modérée, d’après le rapport, l’économie tunisienne s’est légèrement redressée en 2025, avec une croissance du PIB (produit intérieur brut) réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024 (BAD, 2026,).
Toujours au rayon de cette reprise modérée, le rapport met l’accent sur le front des prix. l’inflation a reculé de 7,0 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement son taux directeur à 7 % début 2026.
La même tendance est observée au niveau du déficit budgétaire. Ce dernier s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques. Quant au déficit courant, il s’est creusé à 2,5 % du PIB sous l’effet d’un rebond des importations. Autre indicateur et non des moindres la dette publique. Elle s’est stabilisée à 82,1 % du PIB.
Cette accélération a été portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, le ba^timent et le tourisme. Du côté de la demande, la consommation privée et les exportations ont soutenu l’activité.
Des fragilités structurelles demeurent
Au rayon des fragilités, qui ont lesté ce léger redressement le document évoque la faiblesse de l’investissement et en cite les raisons : contraintes de financement et environnement d’affaires peu attractif.
Parmi ces fragilités, le rapport cite les fragilités bancaires et budgétaires persistantes avec un taux de prêts non performants élevé de 14,7 %, accompagné d’une quasi-stagnation du crédit aux particuliers.
La forte dépendance du Trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT. Cette pratique accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques, et la dépendance au financement intérieur continue d’évincer le secteur privé.
Au plan social, le rapport s’attarde sur deux indicateurs :
Le premier concerne le chômage. Ce dernier est tombé à 15,2 % au quatrième trimestre 2025, mais demeure très élevé chez les jeunes (38,4 %), les femmes (22,4 %) et les diplômés de l’enseignement supérieur (24,9 %), ce qui reflète une inclusion limitée (BAD, 2026, p.254).
Le second a trait à la puavreté. D’après le document environ 18 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec d’importantes disparités régionales. Néanmoins, le rapport reconnaît au gouvernement quelques initiatives dont le renforcement de la protection sociale par l’extension du programme AMEN et la stabilisation des prix des produits de base.
Les freins qui empêchent la relance
Le rapport n’a pas manqué d’énumérer les freins structurels qui freinent la mobilisation des ressources. Il a identifié dans l’ordre, l’assiette fiscale qui serait restreinte, le secteur informel qui représente environ 40 % de l’économie, l’accès aux marchés internationaux qui reste limité et la notation souveraine défavorable qui renchérit le coût du capital. Spécifiquement le rapport a cité la marginalisation en tunisie de la finance islamique qui représente seulement 6,9 % des actifs bancaires.
Les panacées de la BAD
Au rayon des recommandations, la BAD propose, à la Tunisie « de diversifier ses partenaires et de s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora. Trois priorités opérationnelles sont avancées, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales avec l’automatisation des contrôles de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public-privé, et l’adoption d’une stratégie de mobilisation de la diaspora orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.
Les principaux risques identifiés sont la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.
EN BREF
- Croissance en hausse : Le PIB réel tunisien atteint 2,5 % en 2025, porté par le tourisme et l’agriculture.
- Maîtrise inflationniste : L’inflation recule à 5,3 %, permettant une baisse du taux directeur à 7 %.
- Atout diaspora : Les transferts de fonds assurent une stabilité des réserves (106 jours d’importations).
- Fragilités bancaires : Le taux de créances douteuses (14,7 %) et l’éviction du secteur privé freinent l’investissement.
- Impératifs fiscaux : La réduction de l’économie informelle (40 % du PIB) est jugée critique pour mobiliser les ressources.


