Les activités organisées à Béja en marge de la Journée nationale de l’agriculture (12 mai) ont débuté, mercredi, par la présentation des résultats d’une étude consacrée au développement de 17 filières agricoles stratégiques et à leur adaptation aux changements climatiques.

Prévu sur une période de 8 ans pour un coût initial estimé à 400 millions de dinars, le projet couvrira 37 secteurs territoriaux relevant du gouvernorat de Béja.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, l’ingénieure en économie rurale et responsable du bureau d’études chargé du projet, Zohra Hammami, a indiqué que cette étude s’inscrit dans une approche prospective axée sur le développement de 17 filières porteuses relevant des secteurs de la production végétale et animale, de la pêche maritime, de l’aquaculture en eaux douces ainsi que des produits forestiers.

Elle a souligné que le gouvernorat de Béja dispose d’un potentiel agricole diversifié et de ressources naturelles importantes, mais demeure confronté à plusieurs contraintes, notamment l’absence de valorisation locale de la production.

Le développement des chaînes de valeur locales et la complémentarité entre les filières agricoles constituent, selon l’étude, des leviers essentiels pour renforcer la valeur ajoutée et bâtir un écosystème agricole intégré et résilient face aux changements climatiques, a-t-elle souligné.

De son côté, le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP), Chokri Dejbbi, a toutefois appelé à davantage de propositions opérationnelles adaptées aux réalités du secteur agricole régional.

Pour sa part,, le commissaire régional au développement agricole à Béja, Badr Dhahri, a salué les perspectives dégagées par cette étude, précisant que les célébrations de la Journée nationale de l’agriculture se poursuivront jusqu’au 15 mai avec l’organisation de journées scientifiques consacrées à la céréaliculture, à la souveraineté alimentaire ainsi qu’à la protection des récoltes et des espaces forestiers contre les incendies.