Les travaux de la séance plénière du Conseil national des régions et des districts, consacrés à l’examen des cinq projets de loi portant sur l’approbation de conventions de concession pour la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques ont démarré, mercredi matin, en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Waël Chouchane.

Ces projets concernent les sites de Khobna et Mezzouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, El Ksar et Segdoud dans le gouvernorat de Gafsa, ainsi que Menzel Habib dans le gouvernorat de Gabès, pour une capacité de production totale d’environ 598 mégawatts pour un total d’ investissement  estimé à 1,64 milliard de dinars.

Avec ces projets, l’État ambitionne de renforcer la sécurité énergétique nationale et  réduire les coûts de production, sachant que les tarifs de vente de l’électricité solaire varient entre 98,8 et 124,4 millimes le kilowattheure, contre un coût estimé à près de 300 millimes pour la production à base de gaz naturel importé.

Selon les documents relatifs à ces projets, la totalité de l’énergie produite sera vendue exclusivement à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), ce qui devrait générer une économie de 246 millions de dinars en devises et réduire les importations de gaz naturel de 13,3 % par rapport aux chiffres de 2024.

Il s’agit de la centrale de Khobna qui affiche une puissance de 198 MW pour un coût de 500 millions de dinars, alors que que les autres unités de Mezzouna, El Ksar, Segdoud et Menzel Habib disposent chacune d’une capacité de 100 MW avec des investissements variant de 260 à 305 millions de dinars.

Sur le plan technique, la centrale d’El Ksar devrait produire 260 GWh par an, alors que celles de Segdoud et Menzel Habib visent 280 GWh chacune, permettant d’économiser près de 56 mille de TEP (Tonnes d’équivalent pétrole) par an pour chaque projet.

La présentation de ces projets au Conseil national des régions et des districts intervient après leur adoption par l’Assemblée des représentants du peuple le 28 avril dernier. Ce dossier a fait débat entre les députés, dont certains estiment que ces conventions représentent un choix stratégique pour renforcer la sécurité énergétique, réduire le coût de la production et booster l’économie locale.

D’autres, s’interrogent plutôt sur la transparence des tarifs face à la baisse des coûts mondiaux des technologies solaires. Certains députés ont affiché leur réserve en ce qui concerne les clauses d’arbitrage international,  et la garantie de la non-exploitation des terres agricoles productives.