Les travaux de la deuxième édition du colloque scientifique tuniso-algérien ont démarré, samedi, à Thibar (gouvernorat de Béja), à l’initiative du centre tunisien d’études, de concertation et de développement, en partenariat avec le projet de développement de l’agroforesterie du figuier en Tunisie (AgroFig).
Ont pris part à cette manifestation, 35 chercheurs tunisiens et algériens appelés à examiner les modalités d’intégration des systèmes agroforestiers dans les vergers de figuiers, notamment à Thibar et dans d’autres zones de production en Tunisie et en Algérie, en vue d’en assurer la durabilité.
La coordinatrice du projet AgroFig, Ghada Barkat, a indiqué que le projet a permis d’identifier des solutions concrètes pour l’implémentation de l’agroforesterie dans les plantations de figuiers, tout en mettant en évidence les caractéristiques génétiques distinctives du figuier tunisien, grâce aux travaux d’équipes pluridisciplinaires spécialisées en génétique et en géologie.
Le choix de Thibar pour abriter ce colloque s’explique par son ancrage dans la culture du figuier ainsi que par son potentiel touristique, a indiqué la coordinatrice du projet, soulignant par ailleurs l’importance du partenariat scientifique tuniso-algérien.
Cette deuxième édition, qui se poursuit jusqu’à dimanche, constitue un cadre de valorisation des travaux de recherche consacrés au figuier, une espèce fragilisée par les effets des changements climatiques.
Pour sa part, la directrice de l’École supérieure d’agriculture au Kef, Anissa Riahi, a mis en avant la dimension d’échange du colloque, favorisant le partage d’expériences et la diffusion de bonnes pratiques face aux défis climatiques.
Le programme prévoit des communications scientifiques, suivies de visites de terrain et de la découverte de sites emblématiques de Thibar.


