Le quota annuel de fourrage subventionné (Sédari ou son de blé) consacré au gouvernorat de Kébili, qui ne dépasse pas 20700 tonnes, demeure insuffisant pour nourrir le cheptel ovin dans la région, a indiqué à l’Agence TAP, Hakim Mrabet, président de l’Union locale des agriculteurs à Kébili-nord.

Il a précisé qu’un sac en fourrage pesant 50 kg est attribué pour chaque 10 têtes de moutons, dont bénéficie l’agriculteur lorsque son nom figure sur la liste approuvée par les points de distribution de fourrage, dans un délai de deux à trois mois. Par exemple, la délégation de Kébili-nord, qui compte 17 points de vente de fourrage, reçoit 5 ou 6 camions par mois, chacun transportant 600 sacs de 50 kg, ce qui ne répond pas aux besoins des éleveurs de la région et prolonge la période d’attente pour obtenir ce matériau essentiel dans le processus d’engraissement des moutons et le maintien de la santé du troupeau, a-t-il ajouté.

Face à cette pénurie en aliments subventionnés, les agriculteurs sont alors contraints d’acheter d’autres aliments composés coûteux, à l’instar de l’orge dont le sac de 50 kg se vend à 40 dinars, ce qui entraîne une augmentation des coûts de production et contribue à entretenir la hausse des prix des moutons de sacrifice, a estimé la même source.