Tunisie – Contrebande : Slim Chaker à Kasserine, bon pour le moral des troupes

 

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Une visite surprise que celle effectuée à Kasserine, dimanche 3 avril 2016, par Slim Chaker, ministre des Finances. Pas une visite inopinée dont le but était de tenir en faute des agents de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, c’était plus l’expression d’une reconnaissance d’un haut commis de l’Etat envers un douanier qui ne s’est pas soumis au diktat des contrebandiers dans le fief même de leurs activités.

Slim Chaker à Kasserine, bon pour le moral des troupes. Il a d’ailleurs été accueilli avec beaucoup de chaleur et de gratitude par la famille du sergent Maher Bakkari. Aussi bien le jeune douanier que les siens ne s’attendaient à le recevoir chez eux. Maher Bakkari venait d’être libéré suite à une mise en détention préventive après qu’il a ouvert le feu sur un contrebandier qui ne s’était pas conformé à l’ordre de s’arrêter.  

Le ministre a également profité de sa présence à Kasserine pour rendre visite à la famille du martyr de la douane, l’officier Abdelmajid Debbabi, assassiné par les terroristes lors de l’opération de Ben Guerdane.

Slim Chaker, ému par l’accueil des familles et de la population de Ben Guerdane, a affirmé sa volonté et celle des autorités publiques dans notre pays de lutter contre la contrebande sous ses différentes formes. Il a également déclaré que l’Etat s’engage à doter les services de douanes de tous les moyens susceptibles de les aider dans leur mission assez difficile dans le contexte actuel du pays.

Les officiers en poste se sont, pour leur part, montrés engagés à lutter de toute leur force contre la contrebande.

«Al Ittissal Al Moubacher», soit la communication directe est la meilleure approche que puisse adopter un responsable gouvernemental dans ses relations avec les citoyens. Des citoyens qui ont besoin que leurs élus ou les décideurs publics qui tiennent en main leurs destinées leur parlent et les écoutent. «Parlant toutes les langues, il entrait dans toutes les âmes», Victor Hugo décrivait ainsi la capacité d’un homme intègre à établir des relations de confiance avec ses interlocuteurs.

La Tunisie souffre d’un terrible manque et en leaders politiques et économiques capables de se faire entendre et de la confiance du peuple en leurs capacités ou leur volonté à faire bouger les choses dans le bon sens.

Si l’on veut sauver notre pays, nous devons rétablir la confiance, et si nous voulons rétablir la confiance, il faut que nos paroles soient suivies par des actes.

Espérons que Slim Chaker réussira à rétablir la confiance en assainissant le secteur douanier et en le renforçant ainsi qu’en oeuvrant pour une meilleure justice et équité fiscales.