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| égolène Royal, le 9 octobre 2014 à Paris |
[10/10/2014 09:09:51] Paris (AFP) La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a dû se justifier vendredi matin devant l’Assemblée nationale de sa décision de suspendre sine die l’écotaxe, à l’ouverture d’une séance d’examen de son projet de loi sur la transition énergétique.
Interpellée par le député du Front de gauche Patrice Carvalho qui jugeait que le “tout routier” était “consacré” par cette suspension, Mme Royal a déclaré ne pas avoir “choisi de faire une annonce” mais avoir dû le faire face à “l’incapacité d’appliquer” le système prévu de péage de transit poids lourds.
“Nous devons trouver une solution qui ne détruise pas les emplois mais en crée”, a-t-elle martelé, appelant la commission spéciale de l’Assemblée mise en place pour l’examen du projet de loi de transition énergétique à “se pencher sur la question des sociétés autoroutières”.
“On a vu les sociétés autoroutières depuis leur création verser 15 milliards d’euros à leurs actionnaires, il y a là comme quelque chose qui ne va pas” et “il n’y a aucune raison que nous ne mettions pas à plat ce problème”, a ajouté Mme Royal.
Dans une ambiance tendue, à son tour l’ancienne ministre EELV Cécile Duflot a jugé la suspension de l’écotaxe “prématurée et tragique au moment où nous débattons de ce sujet” de la transition énergétique.



