Vente d’avions de chasse au Brésil : nouveau report de la décision

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écolle du pont du Charles de Gaulle, le 26 novembre 2009, en Méditerranée (Photo : Joel Saget)

[06/04/2010 04:39:00] RIO DE JANEIRO (AFP) Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva devrait annoncer seulement après la mi-mai, et non en avril comme prévu, son choix entre les avions de chasse américain, français et suédois, a affirmé lundi le ministre de la Défense, Nelson Jobim.

“Le président convoquera le Conseil de défense dans la première quinzaine de mai et là, dans la première quinzaine de mai le Conseil de défense donnera sa position, et à partir de là le président prendra sa décision”, a déclaré M. Jobim dans un interview au journal Folha de Sao Paulo et au site UOL, diffusée sur UOL.

Le Rafale du Français Dassault, qui n’a encore jamais été vendu à l’étranger, le F/A-18 Super Hornet de l’Américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab sont en lice pour fournir 36 avions de combat multi-rôles au géant sud-américain, un contrat de plusieurs milliards de dollars, pour moderniser la flotte de l’armée de l’air.

La décision finale, déjà plusieurs fois reportée, était prévue pour debut avril. Mais M. Jobim, qui a réitéré sa préférence pour le Rafale, a précisé qu’il n’était encore qu'”au-milieu (de l’élaboration) du rapport” technique sur les avions qu’il doit soumettre à Lula.

Lula a déclaré à plusieurs reprises que le Rafale était plus avantageux pour le Brésil en raison des transferts de technologie promis sans restrictions par le président français Nicolas Sarkozy lors d’une visite en septembre dernier à Brasilia.

Le Gripen a toutefois reçu lundi l’appui du puissant syndicat des métallurgistes de Sao Paulo, affirmant que le projet suédois devait créer 28.000 emplois au Brésil. Ce syndicat avait été dirigé par Lula à la fin des années 70, en pleine dictature militaire.