Une journée d’information consacrée à l’arbitrage et aux modes alternatifs de règlement des litiges, a été organisée, vendredi, par la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest (CCISO), en partenariat avec le Centre international d’Arbitrage International Arabo-Africain (AIAA), à Tozeur.
Cette initiative, organisée sous le thème de « L’arbitrage et la médiation, un levier pour l’investissement », s’inscrit dans le cadre des efforts visant à favoriser un environnement propice à l’investissement, en mettant en avant le rôle de l’arbitrage et des modes alternatifs de règlement des différends en tant que mécanismes modernes permettant d’éviter le recours aux tribunaux, a indiqué le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest, Talal Cherif.
Il a souligné que cette journée constitue une occasion de sensibiliser les différents acteurs économiques à l’importance de la médiation, notamment les exportateurs, les établissements bancaires, les ingénieurs, les commerçants ainsi que les investisseurs tunisiens et étrangers.
Ce mécanisme contribue à accélérer le rythme des investissements en intervenant pour résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les investisseurs, notamment en matière d’autorisations administratives, a-t-il ajouté.
Il joue également un rôle d’intermédiaire entre l’investisseur et l’administration, tout en garantissant les droits des parties et en permettant de régler les différends sans recourir à la justice, dont les procédures sont souvent longues et complexes.
Cherif a également annoncé que la CCISO mettra en place une structure d’arbitrage et de médiation au sein de l’institution, couvrant dans un premier temps le gouvernorat de Gafsa, avant d’être progressivement étendue aux autres gouvernorats relevant de son ressort, à savoir Sidi Bouzid, Kasserine et Tozeur.
Pour sa part, l’arbitre international Zied Ghouma a souligné que la médiation et l’arbitrage jouent un rôle essentiel dans l’amélioration du climat des affaires et le soutien au développement local en Tunisie.
Il a rappelé que la Tunisie dispose d’une expérience ancienne et riche dans ce domaine, ce qui explique l’intérêt croissant manifesté par les chefs d’entreprise, les investisseurs, les associations et les structures administratives pour ces mécanismes alternatifs.
Il a ajouté que l’Union arabe d’arbitrage, relevant de la Ligue des États arabes, œuvre à étendre et à renforcer les structures d’arbitrage et de médiation à travers les différentes régions, en commençant par l’organisation de journées d’information et de sensibilisation avant la création de nouvelles antennes spécialisées.


