Plusieurs articles du Code du travail sont actuellement en cours de révision afin de les adapter aux changements et de renforcer davantage les principes du travail décent”, a souligné Issam Lahmar, ministre des affaires sociales, d’après un communiqué du département.

S’exprimant à l’ouverture d’un atelier ayant pour thème “pour un milieu de travail sans violence ni harcèlement », organisé les 13 et 14 mai 2026 par le ministère des affaires sociales en partenariat avec ONU Femmes, Lahmar a indiqué que le milieu professionnel a connu, au cours de ces dernières décennies, de profondes mutations liées au développement technologique, à l’évolution des modes de production, aux pressions économiques et sociales croissantes ainsi qu’à l’émergence de nouvelles formes d’organisation du travail.

“Malgré les opportunités offertes par ces changements en matière de modernisation, de nouveaux défis se sont imposés affectant les équilibres humains au sein des espaces professionnels et soulevant des interrogations sur la capacité des dispositifs législatifs à protéger la dignité humaine dans un contexte en mutation rapide”, a-t-il indiqué.

Dans ce contexte, le ministre a souligné que cet atelier de travail constitue une occasion de réaffirmer que la protection de la dignité des travailleurs et la garantie d’un milieu professionnel sain et sécurisé, sans violence ni harcèlement représentent un choix national constant et un pilier essentiel de la politique sociale tunisienne.

“Le lieu de travail est l’espace où l’individu passe une grande partie de son temps, d’où l’importance de promouvoir des conditions professionnelles plus équilibrées et équitables, favorisant la stabilité de l’emploi et le renforcement de la protection sociale”, a-t-il soutenu.

De son côté, Florence Basty, Représentante du bureau Tunisie-Libye de ONU Femmes, a salué la volonté commune de faire du lieu de travail un espace préservant la dignité des travailleurs et les protégeant contre toutes les formes de violence et de harcèlement susceptibles d’affecter non seulement leur parcours professionnel, mais aussi leur vie sociale, économique et familiale.

Elle a, par ailleurs, mis en avant la diversité du cadre juridique tunisien ainsi que les dispositions du Code du travail qui rejettent toutes les formes de violence et s’alignent sur les normes internationales relatives aux droits humains.

A noter que le programme de l’atelier a comporté plusieurs sessions interactives consacrées notamment à la convention n°190 de l’Organisation internationale du travail (OIT), aux concepts et définitions liés à son champ d’application, au diagnostic institutionnel du système national, aux expériences comparées ainsi qu’à la prévention et à la gestion institutionnelle des risques psychosociaux.