Une journée d’information sur le stockage des dattes et les perspectives de l’agriculture géothermique a été organisée mercredi à Kébili à l’occasion de la célébration de la Fête nationale de l’agriculture.

Cette journée est tenue par le Commissariat régional au développement agricole, le Centre Technique des Cultures Protégées et Géothermiques et l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Le directeur général du Centre technique des cultures protégées et géothermiques, Mabrouk El Ghiloufi a indiqué à l’Agence TAP que l’agriculture géothermique représente un secteur vital compte tenu de la richesse des ressources naturelles dont dispose la région, ajoutant que l’objectif actuel est de développer des projets sous serres intelligentes.

Cependant, a-t-il ajouté, ce secteur rencontre des difficultés liées, notamment, à la pénurie d’eau, au changement climatique et à la salinité élevée des puits géothermiques.

El Ghiloufi a fait savoir que la réalisation du projet financé par la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) qui consiste à construire de nouveaux puits profonds à salinité modérée et à réhabiliter des systèmes d’irrigation de serres devra renforcer le développement de l’agriculture géothermique à Kébili.

Les cultures géothermiques dans la région s’étendent sur une superficie de 50 à 80 hectares, soit 19% de celle consacrée à l’agriculture géothermique dans les gouvernorats de Kébili, Tozeur et Gabès.

De son côté, le directeur régional de l’APIA, Ali El Femri a évoqué les moyens susceptibles d’augmenter la capacité de stockage des dattes estimée à 60 mille tonnes face à une production de 300 mille tonnes en 2025 ainsi que les incitations financières et fiscales fournies afin de promouvoir les cultures géothermiques.