Le programme TACIR (Talents, Arts, Créativité, Inclusion, Recherche) a clôturé ses activités dans les régions de Meknassi (gouvernorat de Sidi Bouzid) et Jemna (gouvernorat de Kébili), après plusieurs mois de formation, d’accompagnement de projets culturels et de recherche sur les inégalités d’accès à la culture.

TACIR est un programme d’accompagnement au profit des jeunes afin de réduire l’inégalité de l’accès à la culture et à la créativité. Il est animé par une task-force d’enseignants-chercheurs et d’experts du secteur des Industries Culturelles et Créatives (ICC), au sein des espaces TACIR-Labs implantés dans plusieurs régions.

Initié et piloté par l’association des multimédia et audiovisuelle de l’Université de Manouba (AMAVI) et soutenu par plusieurs partenaires étrangers, ce programme — qui s’étend de 2023 à 2026 — vise à contribuer à un accès équitable et décentralisé à la créativité.

Cette étape a été mise en œuvre respectivement avec l’Association Arts à Meknassi et l’Association du Théâtre de la Ville de Jemna, en combinant formation technique, incubation de projets et actions de diffusion artistique. À Meknassi, le projet « Ciné Rif » a constitué l’un des principaux axes.

Selon un communiqué des organisateurs, 159 bénéficiaires ont été encadrés par 24 formateurs et 11 mentors. Plusieurs projets culturels ont bénéficié d’un accompagnement financier et technique, tandis qu’un espace de coworking, le « TACIR-Lab Meknassi », a été créé pour soutenir les initiatives locales. Le volet diffusion a notamment donné lieu à la production du documentaire « Intej », consacré au patrimoine immatériel de la région de Sidi Bouzid.

À Jemna, le programme, axé sur les croisements entre création artistique et numérique, a mobilisé 16 formateurs et 13 mentors sur une période de 24 mois. Trois projets ont été incubés dans le cadre du « TACIR-Lab Jemna », aménagé comme espace de création et de formation.

La résidence artistique « Souar », dirigée par l’artiste Nicène Kossentini, a permis la réalisation de plusieurs courts-métrages explorant les représentations sociales et territoriales de la région.

Les clôtures des deux programmes ont également été marquées par la présentation d’une étude sociologique consacrée aux inégalités d’accès à la culture dans les régions concernées. Selon les responsables, cette recherche vise à fournir des données susceptibles d’orienter les politiques culturelles locales et de renforcer l’inclusion dans les zones marginalisées.