La prévention des risques biotechnologiques, la facilitation de l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages (APA)ont été au centre de plusieurs ateliers organisés en Tunisie en avril dernier dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya et du Protocole de Cartagena.
Ces rencontres, organisés par le ministère de l’environnement avec l’appui de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et le Programmes Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), constituent une étape importante dans le renforcement des capacités nationales et dans la consolidation des efforts de la Tunisie en vue d’établir une feuille de route pour la mise en œuvre opérationnelle de l’APA. Elles illustrent également, l’engagement continu de l’OSS à accompagner les pays dans la mise en œuvre des accords multilatéraux environnementaux et dans la promotion d’une gouvernance durable de la biodiversité, selon l’OSS.
La Tunisie a ratifié la Convention sur la diversité biologique en mai 1993 et le Protocole de Carthagène sur la biosécurité en juin 2002. Elle s’est, ainsi engagée dans un processus visant à assurer les conditions réglementaires appropriées pour une gestion contrôlée des OGM afin de garantir la préservation de la santé humaine, de la biodiversité et d’assurer une transparence vis-à-vis du consommateur. Jusqu’a présent, le pays a pu principalement, élaborer une stratégie et un plan d’action nationaux en matière de biosécurité, créer une Commission nationale de biosécurité et préparer un projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), les agents pathogènes et les espèces exotiques envahissantes.


