La réunion ministérielle tripartite Tunisie–Libye–Algérie, tenue à Tripoli, a été marquée par la signature de l’acte constitutif d’un mécanisme permanent de concertation sur les eaux souterraines du Sahara septentrional, visant à renforcer la coordination et à promouvoir une gestion durable de ces ressources.

La « Déclaration de Tripoli » consacre, à cet égard, l’engagement des trois pays à intensifier la coopération technique et scientifique et à garantir une exploitation équitable des nappes phréatiques. Les travaux ont également abouti à l’adoption du règlement intérieur de l’instance, à l’approbation de ses contributions financières et à la désignation de l’Algérie à sa présidence.

La participation du ministre tunisien de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération régionale en matière de gestion des ressources hydriques, avec pour objectif de renforcer la sécurité hydrique et le développement durable. En marge de la réunion, des échanges bilatéraux avec la partie libyenne ont porté sur le renforcement de la coopération dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture.

La Tunisie a ratifié l’accord portant création d’un mécanisme de concertation relatif aux eaux souterraines communes du désert nord, liant la Tunisie, l’Algérie et la Libye, en vertu d’un décret promulgué en janvier 2025.

Ce texte entérine l’accord signé le 24 avril 2024 en Algérie, instituant ce cadre de coopération tripartite.

Par ailleurs, la déclaration issue du sommet consultatif tuniso-algéro-libyen, tenu le 22 avril 2024 à Tunis et réunissant les chefs d’État des trois pays, avait acté la mise en place d’un groupe de travail conjoint chargé d’élaborer des mécanismes pour le lancement de projets et d’investissements communs, ainsi que l’accélération de l’opérationnalisation du dispositif d’exploitation concertée des nappes phréatiques partagées dans le désert nord.