La faculté de médecine de Sousse a lancé, mardi, le projet “Biogene 4 Med”, visant à découvrir des biomarqueurs pour les maladies cancéreuses à travers les analyses de sang, permettant d’améliorer la prise en charge des patients et de réduire les effets nocifs des traitements non ciblés qui affectent à la fois les cellules malades et saines telles que la chimiothérapie.
Ce projet est le fruit d’un partenariat entre la faculté de médecine de Sousse, le CHU Sahloul à Sousse, l’université de Palerme en Italie et l’institution Italienne “RIMED”, spécialisée dans la recherche biomédicale.
La responsable du département d’Anatomie et de Cytologie pathologique au CHU Sahloul à Sousse Sihem Hmissa Belhaj Salah, a souligné dans une déclaration à la TAP que ce projet a bénéficié d’un soutien financier de l’Union européenne, d’une valeur de près d’1 million d’euros.
“Ce projet qui s’étend sur une période de 30 mois, vise à anticiper l’évolution de la maladie, à déterminer le traitement des cancers les plus fréquents en Tunisie et en Italie et à renforcer le transfert des technologies de pointe entre les deux pays”, a-t-elle indiqué.
Elle a affirmé que ce projet a été sélectionné parmi 30 autres, dans le cadre du programme de coopération transfrontalière – innovation et transfert technologique (Interreg NEXT Italie-Tunisie 2021-2027) visant à créer un espace de coopération plus compétitif et à soutenir l’investissement dans la recherche scientifique dans plusieurs domaines.
Ce projet est basé sur une approche de coopération transfrontalière qui vise à accélérer le rythme de l’innovation et à échanger les meilleures pratiques et technologies disponibles dans le domaine de la recherche médicale.
Au programme de ce projet, figurent des séminaires scientifiques, la publication des recherches dans les revues scientifiques internationales et le soutien à l’infrastructure scientifique de la faculté de médecine de Sousse et du CHU Sahloul, qui sera dotée d’équipements de pointe et de matériel de recherche favorisant l’échange d’expériences.
Les travaux seront axés sur les cancers les plus fréquents en Tunisie dont notamment le cancer du sein chez les femmes, le cancer du poumon, le cancer colorectal, le cancer de la vessie et les tumeurs cérébrales.
Les résultats de la recherche s’appuient sur l’analyse des échantillons parmi les habitants du gouvernorat de Sousse, afin de les exploiter dans les techniques de médecine de précision et d’établir un diagnostic précoce et précis permettant de fournir un traitement ciblé, adapté aux caractéristiques génétiques et biologiques de chaque patient.


