
La date du 3 mars fait référence au 3 mars 1973, jour de l’adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui joue un rôle important en veillant à ce que le commerce international ne menace pas la survie des espèces sauvages.
D’après les nations unies, la Journée mondiale de la vie sauvage est l’occasion de célébrer les formes les plus belles et les plus variées de la faune et de la flore sauvages, et de faire connaître les multiples avantages que les espèces sauvages procurent aux hommes. Cette journée rappelle également la nécessité urgente de renforcer la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages qui a de forts impacts économiques, environnementaux et sociaux.
A cette occasion, le Fonds Mondial pour la Nature, bureau Afrique du nord a appelé à une action collective pour protéger la biodiversité en Afrique du Nord, indiquant que “la disparition de n’importe quel maillon de cette chaîne interdépendante est un signal d’alarme pour tous. Protéger les espèces, c’est avant tout protéger l’avenir”.
A l’échelle mondiale, les populations de faune sauvage ont chuté en moyenne de 73% entre 1970 et 2020, selon le rapport Planète Vivante 2024 du WWF. Ce déclin est principalement dû à la perte d’habitat, la surexploitation et le changement climatique. La flore sauvage mondiale fait aussi face à une crise majeure, avec pour principales causes la destruction des habitats, l’agriculture intensive, le changement climatique et le commerce illégal.
En Tunisie, un Registre National des Espèces Sauvages (REGNES) a été établi, ainsi qu’une liste rouge nationale des espèces avifaune et flore (Monocotylédones, les Ptéridos et les Gymnos) menacées et ce conformément aux normes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le travail se poursuit en collaboration avec l’UICN pour établir des listes rouges englobant toutes les espèces et les écosystèmes menacés afin d’éclairer et de catalyser les actions de leur conservation.


