Ne vous fiez pas -ou plus- aux déclarations de nos ministres… sur certaines “performances” dans certains domaines de notre pays. En matière d’investissements -c’est le sujet du moment-, pour vous faire une idée quant à l’attractivité de la Tunisie, il suffit de jeter un coup d’œil sur le dernier rapport de la Rand Merchant Bank, publié le 12 septembre dernier. 

1- Egypte

2- Afrique du Sud

3- Maroc

4- Ethiopie

5- Ghana

6- Kenya

7- Tanzanie

8- Rwanda

9- Tunisie

10- Côte d’Ivoire.

Voilà le classement des pays africains les plus attractifs pour les investissements, selon le 8ème rapport de la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB) publié le 12 septembre 2018 intitulé “Où investir en Afrique en 2019“.

Les auteurs du rapport soulignent, entre autres, que «l’Afrique reste une destination privilégiée pour les investisseurs. C’est un fait, et un mouvement qui semble s’ancrer dans le temps. Pourquoi cet engouement ? La raison est simple : le monde entier a le regard tourné vers l’Afrique, son milliard d’habitants et sa classe moyenne émergente», rapporte lepointafrique.fr.

Pour expliquer leur méthodologie de travail, ils indiquent avoir compilé «les données les plus récentes sur l’environnement macroéconomique et commercial des 53 pays couverts».

Toutefois, la RMB, «en faisant référence au PIB réel comme principal critère, a exclu d’emblée du classement certaines économies africaines disposant d’un bon environnement des affaires et très prisées par les investisseurs, comme l’île Maurice, la Namibie, les Seychelles et le Botswana».

Dans ce cadre, les coauteurs de la publication et les analystes de RMB Africa, en l’occurrence Celeste Fauconnier et Neville Mandimika, ont accordé une place importante à la question de “besoin d’infrastructures efficaces“, car, selon eux, «…une infrastructure efficace est essentielle pour découvrir les opportunités et libérer le potentiel de croissance de l’Afrique».

C’est d’ailleurs le cas de la Banque mondiale qui considère que «… l’absence d’infrastructures efficaces réduit le taux de croissance moyen par habitant de l’Afrique de 2,6% et pèse lourdement sur le développement humain».

On constatera, nous Tunisiens, le gap qui nous reste à combler pour être réellement un pays attractif en termes d’investissement, et ce loin des discours de nos ministres du genre «nous sommes les premiers en ceci et en cela en Afrique et dans le monde arabe». La Tunisie n’occupe que la 9ème place… et encore, car si des pays comme l’île Maurice, la Namibie, les Seychelles et le Botswana étaient classés, nous serions sans doute très loin…

Pour lire l’article complet

TB