
Toumi estime nécessaire d’aborder les clients chinois de manière différente, car “contrairement à l’européen, les clients chinois veulent un service personnalisé et ciblé”.
Il s’agit en outre de trouver une solution technique permettant aux touristes chinois de payer via mobile, a affirmé le responsable, ajoutant qu’ils ont pour habitude de payer leurs courses, leurs taxis et même de rembourser leurs amis directement via mobile, à travers l’application WeChat Pay qui regroupe actuellement 480 millions de clients.
Pour Toumi, le tourisme culturel peut constituer un créneau porteur, d’autant plus que les touristes chinois ne s’intéressent pas beaucoup au balnéaire. “Les clients chinois ont l’argent, mais pas le temps et ils veulent voir plusieurs pays au cours d’un même voyage”, a-t-il encore expliqué.
Il a, dans le même cadre, appelé à former des guides qui parlent chinois et à sensibiliser les hébergeurs et les artisans tunisiens aux spécificités du client chinois, rappelant que le nombre de touristes chinois est estimé à 120 millions générant 292 milliards de dollars.
Pour sa part, Wolfgang Geog Arlt, président de COTRI (China Outbound Tourism Research Institute), a fait savoir que l’atout qui permettra d’attirer les touristes chinois consiste à combiner plusieurs offres. Les Chinois, a-t-il avancé, ne voyagent pas pour le repos et préfèrent des formules et des services personnalisés et diversifiés”.
En Tunisie, une dizaine d’agences de voyages travaillent sur le marché chinois. Du 1er janvier au 20 mai 2017, le nombre de touristes chinois a dépassé le cap des 6.000 arrivées, soit une évolution de 446%, par rapport à la même période de 2016.


