Un atelier consacré aux systèmes oasiens durables, inclusifs et résilients se tient du 4 au 6 mai à Tozeur, réunissant des représentants institutionnels, des acteurs professionnels, des organisations sectorielles ainsi que les points focaux du Fonds pour l’environnement mondial (GEF).
Organisée par le Centre d’excellence des oasis, relevant du bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique du Nord en Tunisie, cette rencontre vise à mener des consultations stratégiques sur la promotion et la préservation des écosystèmes oasiens dans la région du Maghreb.
Selon un communiqué de la FAO publié lundi , le Centre d’excellence des oasis s’impose comme une initiative clé pour la préservation et le développement durable de ces écosystèmes. Il vise à renforcer les capacités locales, soutenir l’emploi rural et réduire la vulnérabilité des populations vivant dans des zones arides fragiles.
Véritables laboratoires d’innovation, les oasis sont présentées comme des espaces pilotes pour l’agroécologie, la gestion durable de l’eau et l’adaptation au changement climatique. Le Centre ambitionne également de renforcer la coordination entre les acteurs et de plaider pour une meilleure reconnaissance de ces écosystèmes et des communautés qui en dépendent, aux niveaux national et multilatéral.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un nouveau projet « Soutenir la protection des systèmes oasiens en Afrique du Nord et promouvoir leur développement durable », financé par la FAO. Il constitue une étape importante dans la structuration d’une vision commune pour la mise en place du Centre d’excellence dédié aux systèmes oasiens.
Dans ce contexte, le coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et représentant en Tunisie, Nabil Assaf, a souligné que le Centre ambitionne de devenir une plateforme de référence pour la production et le partage de connaissances, l’innovation, le renforcement des capacités et le dialogue politique, contribuant ainsi à structurer une action régionale intégrée et durable.
Les travaux de cet atelier devraient ainsi contribuer à une transformation durable des systèmes oasiens, au bénéfice des générations présentes et futures, tout en préservant un patrimoine écologique et culturel d’une valeur inestimable.
Au-delà de leur fonction agricole, les oasis constituent de véritables systèmes de vie intégrés, à l’intersection des dimensions environnementales, sociales, économiques et culturelles, et représentent une première ligne de défense face aux effets du changement climatique, notamment la sécheresse et la raréfaction des ressources hydriques.
Dans la région du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), les oasis couvrent environ 350 000 hectares et abritent près de 15 millions de personnes, jouant un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations locales, selon la FAO.


