Coopération : Réactiver la convention d’Agadir

Par : TAP

Le ministre du Commerce et de l’Artisanat, Abdelawaheb Maatar, a appelé, mardi, à la tenue d’une réunion urgente des ministres du Commerce des pays membres de l’Accord arabo-méditerranéen de libre-échange (convention d’Agadir) pour le concrétiser, outre l’établissement d’une stratégie d’action pour la prochaine décennie.

Il a souligné, au cours de sa rencontre avec le nouveau président exécutif de l’unité technique de la “convention d’Agadir” El Aid Mahsoussi, la nécessité d’introduire dans la convention précitée des projets, de faire porter à celle-ci des objectifs quantitatifs clairs et de mobiliser toutes les ressources pour en tirer le meilleur profit.

Le ministre a appelé l’unité technique à relever les points forts de l’accord, à en diagnostiquer les faiblesses et à mettre les pays membres face à leurs responsabilités, soulignant, le peu de cas que les pays membres font de cette convention.

El Aid Mahsoussi a fait savoir, de son côté, que les résultats de l’évaluation de la période écoulée sont insuffisants, outre la faiblesse des ressources financières et humaines, appelant à “mettre l’économie à l’écart des tiraillements politiques”.

La “convention d’Agadir” signée par la Tunisie, le Maroc, l’Egypte et la Jordanie, le 25 février 2004 à Rabat (Maroc) a été mise en oeuvre, au plan juridique, le 6 juillet 2006, après son adoption par tous les pays membres. Toutefois, son entrée en vigueur n’a démarré que le 26 mars 2007.

Cet accord vise à développer les échanges commerciaux, le libre-échange et le partenariat arabo-euro-méditerranéen, outre la réalisation des objectifs de la déclaration de Barcelone relative à la mise en place d’une zone euro- méditerranéenne de libre-échange. Il s’agit également de booster les investissements entre les pays membres, d’intégrer davantage leur espace économique et d’attirer les investissements extérieurs.

WMC/TAP