Credit Suisse va fermer des comptes de clients dans 50 pays

0842d4faeff52075b62275d58896f343a844d292.jpg
édit Suisse à Bâle, le 11 juin 2013 (Photo : Fabrice Coffrini)

[24/09/2013 11:54:11] Zurich (AFP) Credit Suisse, le numéro deux du secteur bancaire en Suisse, entend fermer les comptes de clients provenant de près de 50 pays d’ici la fin de l’année, a affirmé le Tages-Anzeiger dans son édition de mardi.

La banque entend demander aux clients de ces pays de solder leurs comptes soit parce que leur avoirs sont insuffisants, la limite se situant typiquement en-dessous d’un million de francs suisses (800.000 euros), soit parce que Credit Suisse ne souhaite plus faire affaires dans ces pays, selon le quotidien suisse alémanique.

L’initiative touche notamment des pays africains, tels que le Congo et l’Angola. Sont également visés des pays tels que le Turkménistan, l’Ouzbékistan et la Biélorussie, les risques de réputation liés à ces pays étant jugés trop importants, a pointé le journal.

“Dans d’autres pays, Credit Suisse veut se concentrer sur les riches et super-riches, comme notamment au Danemark et en Israël, où les clients dont la fortune est inférieure à un million doivent fermer leurs comptes”, a indiqué le Tages-Anzeiger.

En Israël, le fait que de nombreux citoyens aient une double nationalité israélienne et américaine a également joué un rôle dans la mesure où ceux-ci doivent en conséquence s’acquitter de l’impôt aux États-Unis.

Contactée par l’AFP, la banque a rappelé que ces mesures s’inscrivaient dans la ligne annoncée lors de la publication de ses résultats du deuxième trimestre, fin juillet.

“Une partie de notre stratégie est de nous recentrer sur certains segments et régions et de sortir de pays trop petits”, a rappelé une porte-parole de Credit Suisse.

La banque entend se retirer totalement de certains marchés. Ce retrait ne sera que partiel dans d’autres, a-t-elle souligné.

Lors de la publication de ses résultats du deuxième trimestre, la banque avait annoncé que le retrait de certains marchés permettrait d’économiser près de 150 millions de francs suisses d’ici la fin de l’année.

Au cours des dernières années, la pression sur les banques s’est considérablement accrue pour que celles-ci s’assurent que les fonds de leurs clients sont légitimes, ce qui a entraîné une forte augmentation des frais de procédures.