Le Maghreb se dote d’une structure commune de défense du consommateur

Par : TAP

Les cinq pays de l’UMA (Tunisie, Algérie, Libye, Maroc et Mauritanie) ont annoncé ce vendredi 28 juin à Tunis avoir créé l’Union maghrébine de défense du consommateur.

Cette Union, dont l’assemblée constitutive s’est tenue vendredi, dans la capitale tunisienne, devrait entrer en activité en septembre 2013, a précisé à l’agence TAP Slim Saad Allah, vice-président de l’Organisation de défense du consommateur (ODC).

L’union maghrébine rassemblera les associations et confédérations chargées de la défense du consommateur, à l’instar de l’Union libyenne des associations de défense du consommateur, la Confédération marocaine des associations de défense du consommateur et l’Association mauritanienne de défense du consommateur a ajouté le responsable.

La nouvelle structure a pour objectifs de diffuser une culture de consommation solide dans les sociétés maghrébines et de soutenir les efforts des pays de la région en matière de défense du consommateur, a fait savoir le responsable.

Un institut maghrébin de consommation relevant de l’Union devrait également voir le jour, réunissant des experts et des universitaires chargés de la réalisation des études dans le domaine de la défense du consommateur au Maghreb.

De son côté, Ridha Saiidi, ministre chargé des Dossiers économiques, a souligné l’importance de cette initiative, notamment en cette période marquée par des mutations économiques, politiques et sociales, laquelle nécessite, selon le ministre, l’identification de solutions à même de défendre le consommateur, de maîtriser l’inflation et d’assurer la sécurité alimentaire.

Il a invité toutes les partie prenantes à conjuguer tous les efforts afin de défendre les droits du consommateur et booster l’activité économique en Tunisie.

Badrédine Abdelkafi, membre de l’Assemblée nationale constituante (ANC) chargé des relations avec la société civile a, pour sa part, souligné que les organisations de défense du consommateur dans les pays maghrébins peuvent jouer un rôle avant-gardiste dans la protection du consommateur à travers l’échange d’expériences et des informations relatives aux dangers qui menacent cette catégorie.

Il a appelé à œuvrer à garantir à ces organisations les financements nécessaires et à les doter de prérogatives plus importantes afin de leur permettre d’accomplir leur mission, laquelle consiste à soutenir les institutions officielles dans ces pays.

Le responsable a, par ailleurs, mis l’accent sur la consolidation de la culture de protection du consommateur à long terme, en l’intégrant dans les programmes d’enseignement.

WMC/TAP