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| à Lille. (Photo : Philippe Huguen) |
[06/06/2012 19:05:19] LILLE (AFP) Le groupe de distribution high-tech Surcouf, en redressement judiciaire depuis fin février, est désormais entièrement à vendre après l’échec d’un projet de cession de trois de ses magasins, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
La “dégradation du chiffre d’affaires, [affectant] directement la trésorerie, additionnée à la non-réalisation des cessions partielles, nécessite de mettre en place une procédure de cession totale de l’entreprise, validée par le tribunal de commerce ce mercredi”, a expliqué l’enseigne, propriété de Hugues Mulliez.
Le groupe avait d’abord envisagé la cession de trois de ses magasins à Paris (Haussmann), Bordeaux (Mérignac) et Lille (Molinel).
Mais “malgré de nombreux contacts et échanges avec de potentiels repreneurs, le délai court imparti et la complexité des cessions de baux n’ont pas permis de répondre à nos attentes notamment en terme de préservation d’emplois”, a expliqué Hugues Mulliez dans le communiqué.
“Cette opération de cession de l’entreprise a pour objectif de faire réussir le projet Surcouf en choisissant le meilleur repreneur pour l’entreprise”, a ajouté M. Mulliez, se disant convaincu que “le concept Surcouf a sa place dans le paysage de la distribution de produits technologiques”.
Les repreneurs ont jusqu’au 5 juillet pour formuler leurs offres qui seront étudiées le 26 juillet par le tribunal de commerce de Lille, selon le groupe.
“Au niveau des syndicats, on a toujours dit, quand on a eu la cessation de paiement et le redressement judiciaire, qu’il valait mieux vendre la totalité. Nous ne sommes pas enchantés, mais nous trouvons cette décision logique”, a réagi Olivier Chagnoux, représentant CFE-CGC et secrétaire du comité d’entreprise.
“On attend un repreneur qui ait des idées, de l’argent et un management efficace pour faire durer Surcouf”, a-t-il ajouté.
Hugues Mulliez, qui gère également les magasins Youg’s et dont la famille a créé le groupe Auchan, avait racheté l’entreprise au groupe PPR (Pinault Printemps Redoute) en 2009.
“J’ai toujours investi pour changer le projet et l’adapter à un nouveau concept qui permet de vendre à un prix web (du fait du lien direct entre le site internet et les magasins, ndlr) et qui à ce jour n’a pas pu faire ses preuves faute d’approvisionnement”, a déclaré à l’AFP Hugues Mulliez.
“Il faut donner la chance au projet”, a-t-il plaidé, ajoutant qu’il mettrait sa “position individuelle toujours en arrière-plan”.
Le groupe avait été placé en redressement judiciaire le 29 février, à la suite de la rupture du crédit-fournisseur dont il bénéficiait. En 2010, il avait affiché une perte nette de 20 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros, conduisant à la mise en oeuvre d’un plan social et à la fermeture de deux de ses magasins.
La société, dont le siège est à Lille, emploie un peu moins de 500 personnes.



