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ée du port. (Photo : Philippe Huguen)

[12/12/2011 18:05:26] LILLE (AFP) Aucune offre de reprise de la compagnie de ferries en Manche SeaFrance, hormis celle de la CFDT qui porte un projet non financé de société coopérative et participative (Scop), n’a été déposée, a-t-on appris lundi auprès d’un administrateur judiciaire de cette filiale de la SNCF en liquidation.

“Il n’y a pas d’autre offre, la Scop est la seule offre”, a déclaré à l’AFP Emmanuel Hess, l’un des deux administrateurs judiciaires de SeaFrance, qui emploie 880 personnes en CDI à Calais (Pas-de-Calais).

La CFDT, syndicat majoritaire chez les marins de cette société, a expliqué lundi après-midi qu’il lui faudrait 40 millions d’euros pour redémarrer l’activité, alors que les 4 navires de la compagnie sont bloqués à quai depuis près d’un mois pour des raisons de sécurité.

La CFDT compte pour cela sur les collectivités locales (Région et municipalités notamment), qui se seraient engagées selon elle à apporter un soutien de 15 millions, selon des modalités qui restent à définir. En outre, elle compte solliciter le Fonds stratégique d’investissement (FSI).

SeaFrance, filiale lourdement déficitaire de la SNCF, a été placée en liquidation le 16 novembre avec poursuite de l’activité jusqu’au 28 janvier.

La date limite pour le dépôt des dossiers de reprise de cette compagnie maritime transmanche était ce lundi à 17H00.

Louis Dreyfus Armateurs (LDA), associé au groupe de ferries danois DFDS, a donc renoncé à renouveler son offre, rejetée une première fois par le tribunal de commerce de Paris le 16 novembre. Cette offre, fortement combattue par la CFDT, prévoyait de conserver 460 emplois équivalent temps plein, et trois des quatre navires, pour un prix d’achat de 5 millions d’euros.

Contacté par l’AFP, LDA n’a pas fourni d’explication dans l’immédiat.