Garantie grecque : Helsinki prêt à une “solution acceptable” par la zone euro

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à Bruxelles (Photo : Georges Gobet)

[23/08/2011 14:04:58] HELSINKI (AFP) Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a dit mardi être prêt à changer les modalités du système de garantie grec au prêt finlandais, afin d’obtenir l’assentiment de tous les pays de la zone euro sur cet accord négocié bilatéralement entre Helsinki et Athènes.

“Notre responsabilité est de rechercher une solution qui soit acceptable (…) par les autres pays de la zone euro”, a déclaré M. Katainen en visite à Tampere (sud), rapporte l’édition en ligne du quotidien Helsingin Sanomat.

Un conseiller du Premier ministre, Juha Kirstilä, a expliqué à l’AFP que le chef du gouvernement n’avait nullement l’intention de renoncer aux garanties grecques, mais qu’il était d’accord pour qu'”il y ait des négociations sur les modalités de ces garanties si le modèle qui a fait l’objet d’un accord avec la Grèce doit être rejeté en raison d’un désaccord des autres pays”.

Le 16 août, le ministère finlandais des Finances a annoncé être parvenu à un accord avec Athènes sur sa garantie de la part incombant à la Finlande du nouveau prêt de 159 milliards d’euros accordé à la Grèce.

Mais, comme l’a rappelé l’Allemagne lundi, cet accord bilatéral doit être avalisé par les 16 autres Etats de la zone euro, or il a suscité de fortes critiques de la part de l’Autriche, des Pays-Bas et de la Slovaquie.

Le plan de sauvetage de la Grèce pourrait être compromis si les autres pays réclamaient le même type de garanties qu’Helsinki, estiment les experts.

“Nous sommes parvenus avec la Grèce à des modalités techniquement adéquates et maintenant la question est de savoir quelle volonté politique il y a de soutenir de telles modalités”, a déclaré mardi M. Katainen.

L’accord entre Athènes et Helsinki prévoit que la Grèce dépose dans les caisses de l’Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu’elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

Helsinki insistait depuis des mois sur l’obtention de telles garanties car l’aide européenne aux pays en difficulté a été l’un des thèmes centraux de la campagne des législatives d’avril en Finlande.