[11/11/2009 13:26:48] ZURICH, Suisse (AFP)

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ège d’UBS aux Etats-Unis, le 31 juillet 2009 à New York (Photo : Timothy A. Clary)

Les rémunérations variables des banquiers suisses vont être soumises à un cadre plus stricte à partir de janvier, a indiqué mercredi le régulateur financier helvétique (Finma) qui s’est toutefois refusé à fixer une limite aux salaires des financiers.

“Il faut éviter que les systèmes de rémunération n’incitent à prendre des risques excessifs susceptibles de mettre en péril la stabilité des établissements financiers”, explique l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers dans un communiqué.

Un des leviers est d’inscrire les rémunérations variables (bonus) du personnel de ces institutions dans une optique de long terme, ajoute le régulateur qui publie une circulaire en ce sens entrant en vigueur le 1er janvier.

Les nouvelles règles prudentielles, conformes aux recommandations du Conseil de stabilité financière, “exigent que ces rémunérations (variables, ndlr) soient couvertes par le succès économique à long terme de l’entreprise”, souligne encore la Finma.

Ces bonus doivent “prendre en compte la durabilité” des résultats de l’entreprise ainsi que “les coûts du risque supporté par les bailleurs de fonds propres et les détenteurs de parts”, précise-t-il.

Par ailleurs, concernant les dirigeants, la Finma stipule qu’une partie de leurs bonus “soit versée sous forme différée” de façon à les faire également dépendre “de l’évolution future de l’établissement” pour favoriser “la prise de conscience des risques”.

Le régulateur suisse a toutefois rejeté la possibilité de “limitation absolue ou relative” des salaires de ces responsables. Il explique qu’il n’en a “juridiquement” pas le droit.

La circulaire concerne pour l’instant les sept plus grandes banques (dont UBS et Credit Suisse) et les cinq plus grandes assurances de la Confédération, a encore précisé la Finma qui dit se réserver le droit de l’étendre à d’autres institutions financières.