[11/08/2009 10:22:25] MOSCOU (AFP)

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écembre 2008 à Moscou (Photo : Dmitry Kostyukov)

L’économie russe a nettement plus souffert que prévu de la crise au deuxième trimestre, avec un recul de près de 11% de son PIB sur un an, mais peut espérer une petite embellie au second semestre, selon des analystes mardi.

Le Produit intérieur brut (PIB) a plongé de 10,9% au deuxième trimestre sur un an, selon des estimations provisoires de l’agence russe des statistiques (Rosstat) publiées mardi.

Cet indicateur a toutefois a augmenté de 7,5% par rapport au premier trimestre 2009, selon la même source.

Les estimations du deuxième trimestre dépassent une fois de plus les pronostics des autorités russes: fin avril, le vice-ministre du Développement économique Andreï Klepatch avait indiqué s’attendre pour cette période à un recul du PIB sur un an compris entre 8,7% et 10%.

“C’est bien pire que ce à quoi le marché s’attendait”, qui prévoyait “une chute de 10,2%”, a commenté à l’AFP Chris Weafer, économiste de la banque d’investissement moscovite Uralsib.

Pour l’ensemble de 2009, le gouvernement prévoit désormais une chute du PIB de 8,5%.

Ces chiffres “contrastent totalement avec les chiffres élevés” des autres pays émergents du BRIC (acronyme pour Brésil, Russie, Inde et Chine), note l’analyste, expliquant que la Chine prévoit une croissance annuelle de 10%, l’Inde d’environ 8% et le Brésil de 2%.

“Il y aura une reprise au second semestre”, a toutefois ajouté M. Weafer, tout en expliquant que cela serait dû au fait qu’au second semestre 2008, la croissance de la Russie avait été moins élevée qu’au premier semestre 2008.

Malgré cela, “les investisseurs ne vont pas faire leur retour en Russie à cause d’une reprise mathématique”, a-t-il estimé.