[06/07/2009 19:17:41] NEW YORK (AFP)

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étrole au large du Nigéria, le 23 mai 2009 (Photo : Pius Utomi Ekpei)

Les prix du pétrole chutaient lundi à l’ouverture de la séance à New York, proches de leurs plus bas niveaux depuis plus d’un mois, dans un marché pessimiste pour l’évolution de la demande.

Vers 13H10 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en août s’échangeait à 63,96 dollars, en recul de 2,77 dollars par rapport à son cours de clôture de jeudi.

Le marché était fermé vendredi, jour férié aux Etats-Unis.

Le baril a touché dans les échanges électroniques avant la séance 63,40 dollars, un niveau que l’on avait plus vu depuis fin mai.

Le marché “a le sentiment qu’on a atteint un pic pour la demande cet été et qu’elle ne va pas se renforcer autant que certains l’avaient pensé”, a expliqué Phil Flynn, de PFG Best Research.

Les prix du pétrole, qui avaient plongé sous les 35 dollars en décembre dernier, ont rebondi de manière spectaculaire depuis, à l’approche de l’été, une période traditionnellement de plus forte consommation de carburants en Amérique du nord.

Mais une fois passée la fête nationale américaine, qui représente un pic pour les déplacements estivaux en automobile, le marché s’inquiète de nouveau pour la demande mondiale, qui devrait connaître en 2009 sa deuxième année d’affilée de repli, selon les principaux prévisionnistes.

Ces craintes ont été ravivées jeudi par les chiffres mensuels de l’emploi aux Etats-Unis, bien plus catastrophiques que prévu, suivis d’un repli de 2,58 dollars du baril.

Les investisseurs “ont peur que la situation économique ne se dégrade encore, et veulent quitter leurs positions sur le marché du pétrole”, selon Phil Flynn.

Signe de la nervosité des marchés, la Bourse de New York se dirigeait vers une ouverture en baisse peu avant la cloche.

De nouveau obnubilés par la demande, les opérateurs faisaient fi des violences persistantes au Nigeria, qui avaient pourtant contribué à soutenir les cours lors des dernières semaines.

Les rebelles nigérians du Mend ont affirmé lundi avoir détruit une installation du groupe pétrolier américain Chevron au Nigeria, quelques heures après avoir revendiqué une attaque contre un puits du géant anglo-néerlandais Shell.