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Le centre d’information de l’Organisation des Nations unies en Tunisie a
organisé le 8 octobre 2008 une rencontre-débat sur «Les besoins de l’Afrique
en matière de développement». Y ont participé un nombre d’étudiants
africains dont la plupart appartiennent à l’Association des étudiants et
stagiaires africains en Tunisie (AESAT).
Déjà le 22 septembre 2008, une réunion du groupe de pilotage de l’ONU pour
la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la
deuxième en son genre, a été organisée pour traiter de cette thématique qui
suscite plusieurs controverses.
Faut-il voir l’Afrique comme un problème ou comme une opportunité ?
«L’Afrique ne pourrait être un problème. Elle est une opportunité», a
indiqué M. Amor Nékhili, directeur du Centre d’information de l’ONU en
Tunisie, rapportant les propos d’un député belge qui a assisté à la réunion
du 22 septembre.
Vu le nombre de problèmes, de conflits, d’obstacles que ce continent
traverse depuis des décennies, le pessimisme monte et l’optimisme disparaît.
La réalisation des OMD semble un mirage. Il ne reste que la volonté des
peuples rêvant d’un avenir meilleur.
«Les organisations internationales ont développé maints mécanismes pour
aider au développement en Afrique, à l’exemple du NEPAD (Nouveau partenariat
pour le développement de l’Afrique) et le TICAD (la coopération japonaise).
Plusieurs engagements internationaux ont été également ratifiés par
plusieurs Etats sans toutefois être appliqués», a souligné M. Nékhili.
Existe-t-il donc un modèle de développement pour l’Afrique ? Les causes
d’échec sont connues. Au risque de se répéter, on peut citer : les mauvaises
politiques de gestion économique, la corruption, le problème démographique,
etc. Et pour sortir de ce gouffre, «les pays africains devraient sortir de
l’assistanat des pays développés. Ils sont devenus tributaire des
donataires. Ce qui entrave considérablement leur développement au contraire
de ce qu’on pense», a rétorqué un étudiant africain.
«Ce qui est également désolant est que l’argent versé à ces pays est utilisé
plus pour l’allégement de la dette que pour le renforcement de la croissance
économique», a signalé M. Nékhili.
Mais malgré ça, l’Afrique bouge. Les cerveaux africains sont présents
partout dans le monde et ils font chaque jour preuve de génie. Et c’est là
où il faut effectuer le vrai investissement. “Le développement pour
l’Afrique devrait se faire sur la base d’une responsabilité collective et
non d’une responsabilité individuelle”, a indiqué un étudiant africain.
On aura compris, les idées ne manquent pas, mais leur mise en pratique
constitue un casse-tête chinois. Cela dit, l’espoir est toujours permis !
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